samedi 19 mars 2016

Ce que vous ne verrez jamais dans les images du Grand Slam Paris et pour cause !

R-Motions - cestquoitonkim.com


Vous le savez, j'aime bien les coulisses. J'ai, d'ailleurs, partagé avec vous mes deux jours au Grand Slam Paris 2016. Si vous ne les avez pas encore vu allez lire "Une journée dans les coulisses du Grand Slam Paris 2016" et "Dans les coulisses du Grand Slam Paris 2016, jour 2". Bah oui sinon à quoi ça sert que Ducros il se décarcasse hein :-)

Pour tout vous dire, j'ai envie de lever un nouveau coin de voile sur l'organisation ... que dis je ... la prise de vue du tournoi. Et oui, dans le ciel étoilé de l'Accor Hotel Arena (ex-Bercy) une étrange machine surplombait nos judokas. Une machine qui volait intentionnellement des images de tatamis en tatamis. Des images que vous avez probablement vues et dont vous n'imaginez peut être pas qu'elle étrange engin venu tout droit du futur vous les a apporté.

Alors bravant, toutes les marches de l'Arena (qu'est ce qu'elles sont étroites et nombreuses ces marches !), j'ai retrouvé son propriétaire - Jean Jadaud - et je lui ai posé quelques questions pour vous. Bonne découverte !

Regardez à la 57ème seconde on voit la caméra en haut à gauche.

Contact R-Motions:
Instagram : https://www.instagram.com/mutosystems/ 
Facebook: https://www.facebook.com/mutosystems/ 
Site Web : Lien direct

Jean, peux tu nous dire qui es tu ?

Je suis Jean Jadaud le gérant de R-Motions. Mon parcours est assez atypique puisque je suis autodidacte dans le milieu de la vidéo. J’ai fait toute ma formation dans le milieux de la musique et notamment au conservatoire en percussion et basse. J’ai, par hasard, commencé il y 8 ans à bricoler dans mon garage un système de caméra sur câble et après j’ai continué avec la réalisation de quelques courts-métrages et films de communication. Après plusieurs rencontre et améliorations techniques de mes premiers concepts, me voilà maintenant dans le domaine de la TV et du cinéma avec un produit technique en rupture avec ce qui se fait dans le milieux à savoir : allier légèreté et utilisation broadcast [utilisation pour diffusion d'images]. J’ai monté ma première structure en nom propre en 2009 puis R-Motions a vu le jour en juillet 2014. R-Motions a repris tout le travail déjà développé au sein de ma première structure.

Du coup, tu peux nous en dire un peu plus sur R-Motions ?

Nous sommes maintenant 4 associés dans cette nouvelle structure agrandie dont je suis le gérant. Les 3 autres personnes ont des profils très complémentaires pour mener à bien ce projet. L’un est directeur commercial, l’autre financier pur et le troisième est un acteur majeur dans le milieux de la prise de vue multi dimensions : Benoit Dentan de XD motion. Il distribue en exclusivité notre produit Muto installé à Bercy lors du Grand Slam Paris 2016.


R-Motions est une structure qui développe, fabrique et commercialise des solutions de travelling nouvelles générations. Nous avons maintenant 2 produits, le Muto et la Grip-Box. Pour les curieux, la Muto est une solution de cablecam qui roule de manière indépendante sur un ou 2 cables et la Grip-Box est une solution polyvalente permettant de faire avec un seul et même châssis des mouvements aériens mais aussi terrestre.

On entend par « Nouvelle génération », le fait qu’on a tenu le pari de tout miniaturiser et tout ramener à une seule et même interface « commune » gérant tous les types de mouvements. Cela permet une ergonomie très légère, tout embarquée, et du coup des temps d’installations très courts. Les coûts de productions sont donc réduits sans pour autant toucher à la qualité des prestations. Cette logique de développement offre même la possibilité de s’installer à des endroits qui n’était pas possibles avec les systèmes déjà existant car trop lourds et trop contraignants. Notre système est d’ailleurs le seul au monde à offrir un tel niveau de performance (légèreté / fluidité du mouvement) et de sécurité dans la famille des « cablecam ». Nous sommes pour cela certifié pour le survol du public, condition obligatoire pour installer le système à l’Accord Hotel Arena.


Petite question indiscrète, est-ce que tu es judoka ?

Malheureusement non ! J’ai fait beaucoup de rugby car originaire du sud ouest. J’ai bien fait 2/3 cours avec le père d’un copain d’enfance qui était prof. mais à l’époque je n’avais pas accroché préférant le rugby. Le judo a toujours été un sport qui m’a intrigué. Cette prestation à Bercy a d’ailleurs permis de confirmer le fait que je regardais de manière admiratives ces sportifs alliant pour moi physique et mental.

C'est la première fois que R-Motions travaille à Bercy et sur un tournoi de judo ou la société a une longue expérience du sujet ?

Oui c’est la première fois que nous faisions ce type de prestations concernant R-Motions mais je pense que XD motion, notre distributeur, n’en était pas à son premier coup d’essai sur ce type de sport.

Comment tu t'es retrouvé au Grand Slam Paris 2016 et quel a été le rôle de R-Motions durant ce tournoi ?

Je suis situé dans le sud ouest pour faire toute la partie ingénierie du projet. Lorsque le Muto est loué pour une prestation c’est donc l’équipe de XD motion qui s’occupe de démarcher les clients, de la partie administrative et de l’installation des câbles. De mon côté, je suis là pour faire que la prestation faite avec le Muto se passe bien et pour piloter le système. C’est comme ça que je me retrouve donc à filmer un sport qui m’interpelle et me passionne. J’ai beaucoup apprécier l’ambiance de l’événement et le fait de filmer ce type de sportif.

C'est la première fois que tu film un évènement sportif ?

Je n’en suis pas à mon coup d’essai dans le sport, j’ai commencé dans tout ce qui était sports extrêmes.


Je n'y connais rien. Peux tu nous dire comment se passe la mise en place notamment au Grand Slam Paris ?

Alors justement avec le concept R-Motions et donc le Muto, nous n’avons plus besoin que de 2 points d’encrages à chaque extrémité des câbles puisque tout le reste de la technologie est embarqué (moteur + batteries).

Pour cela, XD motion fait un repérage, puis présente une requête technique que nous faisons validés avec des commissions de sécurités.


Ensuite, nous sommes venus à 3 la veille pour installer tout le système avec un cordiste (câbles + caméra et accessoires). Ça nous a pris 4 heures au total pour tout installer et être prêt à filmer.

C’est un temps très court pour une installation de ce type. Normalement avec une installation plus classique il faudrait 2 techniciens en plus, un plus gros camion pour transporter le matériel plus lourd et volumineux et travailler avec des moteurs de 200 kg. L’installation durerait au minimum le double de temps.

Lors du tournoi de judo, j'ai vu que vous aviez deux postes de travail. Tu peux m'en dire un peu plus ?

Pour faire une prestation de caméra sur câbles, il ne faut pas que un Muto en fait ! Il faut aussi une caméra qui se met sous le Muto et un système qui permet de stabiliser l’image qu’on appelle une tête gyrostabilisée. Le milieu de la TV étant un milieu où l’on doit toujours avoir une image très stable, on utilise ces 2 éléments ensemble dans le but de faire déplacer la caméra sans que l’image « tremble ».


On a donc un poste de pilotage pour le Muto (déplacement) et un poste de cadreur « à distance » pour justement diriger et cadrer les images selon les besoins du réalisateur. Pendant que je déplaçais le Muto, Yves, le cadreur était donc la pour cadrer. Nous avions aussi plusieurs écrans. Pour chacun des 2 techniciens c’est la même chose : un écran pour voir ce qu’on voit avec la caméra du Muto et un écran avec le direct en cours.

Au fait, pourquoi utilise-t-on la muto et pas un drône ?

Les besoins du directs en TV sont très exigeant et lourd à embarquer. Il faut pouvoir faire une image maitrisée à tout point de vue. Il faut de la sécurité à cause du survol du public, de la stabilité avec la tête gyrostabilisée (même quand on zoom) et pouvoir contrôler la caméra en temps réel (lumière – zoom) et en sans fils.

Ces 3 points ne peuvent pas être assumés par les drônes qui eux proposent une images « non contrôlable » en temps réel. De plus, un drône n’a pas de solution en cas de défaillance du système contrairement à notre technologie qui « ne peut pas tomber ». Il y a dernièrement eu un drône qui a failli s’écraser sur Marcel Hircher lors d’un slalom en coupe du monde de ski. Notre obsession est de toujours proposer un maximum de sécurité à nos clients et partenaires.

L'utilisation de la muto est-elle réservée aux grands évènements ? Un club de judo pourrait il s'en servir pour sa promo ?

Oui on peut dire que c’est réservé à des clients qui travaillent sur de grands évènements, des pubs et le cinéma. Un tel déploiement de moyens techniques sert surtout des utilisations où la qualité de l’image doit être parfaite. Lorsqu’on sort de ces exigences là, on peut être moins cher pour de plus petites structures qui gèrent leurs com de manières indépendantes.

Le mot de la fin, on vous a déjà dit que votre caméra sortait tout droit d'un film de science fiction ?

Non on ne m’a pas dit ça encore ! Mais je veux bien par contre qu’on l’utilise pour faire des films de SF ;-) Après, je suis conscient que ce type de châssis n’est pas quelque chose qu’on voit tous les jours. Je vois d’ailleurs beaucoup de gens prendre des photos du Muto rien que parce que ça les impressionne, ils restent un moment à regarder et parler en le montrant du doigt.

C’est en effet un produit assez technique puisqu’on utilise beaucoup de savoir faire de la high-tech mais après on a beaucoup travaillé le design pour justement que ça ne fasse pas usine à gaz avec des fils partout et que ça s’intègre de manière discrète pour les spectateurs. Je pense que les gens sont aussi impressionnés par ce côté là à savoir c’est très propre avec notre coque carbone.


jeudi 11 février 2016

Dans les coulisses du Grand Slam Paris 2016, jour 2.


Jour 2 du Grand Slam Paris 2016. Je suis arrivé à la bourre complet ce dimanche 07 février. Je crois qu'on peut dire ça quand on arrive vers 13h ... J'ai une excuse (enfin si vous l'acceptez). J'étais à la soirée judo le samedi soir. Oui oui il y a une soirée judo à l'Accor Hotel Arena le soir après la journée de compétition. J'étais accompagné de mes amis photographes dont Fabrice Bouvart. J'y ai notamment croisé Laurent Mathieu, David Larose et Matthieu Bataille. J'ai aussi une autre excuse. Dimanche matin j'étais en pleine rédaction de mon article « Une journée dans les coulisses du Grand Slam Paris 2016 » qui contient les résultats de la 1ère journée et une interview de Loïc Pietri.

Pour me faire pardonner, voilà les résultats de la deuxième journée puis mes rencontres en images avec Lucie Louette, Ludovic Gobert, Julian Kermarrec, Benoit Campargue et Jean-Luc Rougé.


Les résultats et les victoires


Pour vous éviter de chercher les résultats de cette seconde journée au Grand Slam Paris 2016, je les ai copiés ci-dessous. Si vous voulez plus de détails, je vous suggère d'aller voir le très bon site ippon.org . Il fait partie des 5 sites judo à connaître selon moi.

Cette seconde journée a été riche en émotions. Depuis les coulisses, j'ai vu des athlètes sauter de joie et d'autres tomber en pleurs. Je crois que l'on n'imagine pas l'investissement de chacun d'eux pour pouvoir produire leur meilleur judo lors de grand tournoi comme le Grand Slam Paris. Respect à eux qu'ils soient sur le podium ou non.

Cyrille Maret a brillé d'or lors de cette deuxième journée en battant Kyle Reyes (Canada) sur immobilisation au sol. Cyrille a d'ailleurs précisé en zone mixte (presse) "aujourd'hui le ne waza c'est quand même un point hyper important au judo". Il a aussi indiqué que Kyle Reyes l'avait battu il y a deux ans au Japon. Et moi ce que je peux vous dire c'est que l'espace de quelques instants l'Accor Hotel Arena s'est transformé en Accor Cyrille Arena. Le public était à fond derrière lui ! J'ai mis une petite vidéo un peu plus bas pour se rendre compte.

Pour le reste du camp Français, côté masculin, belle performance en -90kg avec 3 judokas classés parmi les places de 1 à 7 : Romain Buffet, Ludovic Gobert et Alexandre Iddir avec une belle médaille d'argent. Première participation pour Julian Kermarrec et Hamza Ouchani classés 7ème.
Côté féminin, à noter les deux médailles du bronze du jour avec Gévrise Emane et Marine Erb. Bravo à elles ! Fanny Estelle Posvite n'a pu disputer son combat pour la 3ème place pour cause de disqualification. Là je vous avoue je n'ai pas tout suivi. Si quelqu'un a un lien vers une vidéo ou un commentaire pour mieux comprendre, je prends ;-)

Et si vous voulez en savoir plus sur le déroulement de cette deuxième journée je vous conseil de lire le très bon article de la fédé : Paris Grand Slam - Jour 2




Juste pour le fun, quelques images souvenirs (et amateur) des combats que j'ai pu voir :


L'Accor Cyrille Arena est en ébullition lors de sa victoire en finale !

Victoire de Fanny Estelle Posvite sur Gévrise Emane sur shido

Gévrise Emane qui gagne la place de 3 en -70kg après les repêchages

Les rencontres en images


Voilà c'est la deuxième fois que je me rends avec une accréditation presse au Grand Slam Paris. Et cette année, j'ai osé ... J'ai osé aller voir les athlètes et les personnalités du judo pour vous. Un peu de timidité ou de stress parfois (il n'y a qu'à voir comment je pose ma question à Loïc Pietri dans l'article une journée dans les coulisses du Grand Slam Paris 2016). Mais bon c'est en forgeant qu'on devient forgeron. Je vais progresser ;-)

Donc au programme de cette seconde journée du Grand Slam Paris 2016 mes rencontres avec Lucie Louette, Ludovic Gobert, Julian Kermarrec, Benoit Campargue et Jean-Luc Rougé.


J'ai abordé Lucie Louette (catégorie +78kg) à la sortie de la zone de combat près de la zone mixte (presse). Ecoutez elle a un message pour vous. 



Un peu plus tard, toujours aux abords de la zone de combat, rencontre avec Ludovic Gobert actuel champion de France en -90kg. Il était très proche d'obtenir la place de 3 au Grand Slam Paris 2016. Le son que vous entendez parfois en fonds c'est l'aréna :-)



Le soir lors de la soirée judo (yes ! j'ai pu aussi y aller dimanche soir), j'ai discuté avec Julian Kermarrec (catégorie -81kg) dont c'était la première participation au Grand Slam Paris. Il a remplacé au pied levé Loïc Pietri blessé. Je lui ai demandé son bilan de la journée et comment il voyait l'avenir.



Toujours à la soirée judo (pensez je ne voulais plus partir ;-), j'ai eu l'occasion d'échanger avec Benoit Campargue (Merci à Lydia pour la mise en relation). Benoit est un ancien judoka international. C'est aussi l'ancien entraîneur de Teddy Riner. Il travaille actuellement pour l'entreprise Sport Management System - Préparation sportifs de "haut niveau" et Performance en entreprise par le sport. On a discuté un peu avant de prendre la vidéo.

Du coup, je lui ai posé la question de savoir quel était l'intérêt de faire du judo pour un adulte ?



J'en ai aussi profité pour lui poser une question un peu plus technique sur le judo. Le déséquilibre, comment l'améliorer ? Je sais pas vous mais moi en tant que judoka amateur j'ai beaucoup à progresser et à apprendre ;-) La réponse est très intéressante. Je me repasse la vidéo de temps en temps pour méditer sur ce point. Vous me direz si ça vous aide aussi.



Un peu plus tôt dans la journée, et dans les méandres des couloirs de l'aréna (oui je me suis perdu plus d'une fois), j'ai rencontré le Président de la Fédération Française de Judo. J'ai patienté un peu. Il était avec un journaliste. J'ai ensuite osé l'aborder. Il a accepté tout de suite de répondre à une de mes questions. Tout naturellement, à quelques mois des JO je lui ai demandé comment il sentait l'équipe de France.



Le Grand Slam Paris 2016 est donc terminé. J'ai pleins de souvenirs en tête, pleins de belles images. Ça m'a fait plaisir de rencontrer certains d'entre vous et de revoir quelques bénévolontaires toujours à fond et avec le sourire. Le judo est une grande famille. Vivement l'édition 2017 et bonne chance à tous les athlètes pour les Jeux Olympiques dans quelques mois.


PS : Merci à Pierre du Judo Club SCOS pour la correction des coquilles dans l'article.

dimanche 7 février 2016

Une journée dans les coulisses du Grand Slam Paris 2016



Yes ! J'ai eu cette semaine la validation de ma demande d'accréditation pour le Grand Slam Paris 2016 - le tournoi numéro 1 de judo en France (et peut être dans le monde, ok je suis peut-être un peu chauvin enfin quoi que ...). Crevé ou pas je me suis levé à 6h du matin pour me rendre à l'Accor Hotel Arena ce samedi 6 février. Oui 6h du matin, dur, dur ... mais je sais que certains d'entre vous se sont levés encore plus tôt, ah quand on aime ...

Et en parlant d'aimer, pour ceux qui ne l'aurait pas vu (quoi c'est possible ;-), j'ai fait un petit récap. de "Comment suivre le Grand Slam Paris 2016 sur son smartphone, sa télé, son écran ?" . J'espère que ça vous aidera.

Vu de l'intérieur (voir mon article Grand Slam Paris 2015, que se cache-t-il à l'intérieur de l'Accor Hotel Arena ?) l'ambiance est vraiment très sympa. Les combats sont intenses tout comme les rencontres que l'on peut faire. Constat que j'avais déjà pu faire en 2015 (voir mon article "Le Grand Slam Paris a-t-il une âme ?).

Bref (vous me le dîtes si mon intro. est trop longue ;-), j'ai vu de belles victoires pour le camp Français sur cette première journée et j'ai fait de sacrés rencontres (surprise à la fin de l'article ...hop hop hop il faut d'abord lire tout l'article avant d'aller voir la surprise :-).



Les résultats et les victoires



Ces résultats sont extrait du très bon site http://www.ippon.org/

Et pour le plaisir, quelques images amateurs en souvenir :

Médaille d'or pour Clarisse AGBEGNENOU en finale des des -63 kg

Annabelle EURANIE remporte la médaille de Bronze en -52 kg

Priscilla GNETO gagne aussi sa médaille de Bronze en -52kg

Première participation pour Walide KHYAR et médaille de Bronze en -60kg

Pour un retour plus détaillé sur l'actualité de la journée vous pouvez jeter un œil sur l'article de la Fédé. : Paris Grand Slam Jour 1 (revenez ensuite ici, il y a une surprise à la fin de l'article).

Les rencontres en images

Frédéric LECANU, ancien judoka international, présent au Grand Slam pour l'Equipe 21

Mizuno vous passe le bonjour ;-)



Un peu de stress pour moi lors de l'interview de Loïc PIETRI (ma toute première interview vidéo). Vraiment très sympa de sa part et en plus très pro. L'interview a eu lieu dans les coulisses de l'Accor Hotel Arena. Le bloc final du jour 1 n'avait pas encore eu lieu. Alors c'est une belle surprise que je vous fait ? Et pour ceux qui sont allé directement à la fin de l'article allez on repart au début.

Et vous ? Vous en pensez quoi du Grand Slam Paris 2016 ? 

samedi 6 février 2016

Comment suivre le Grand Slam Paris 2016 sur son smartphone, sa télé, son écran ?



Le Grand Slam Paris 2016 vient de démarrer. Alors soit vous êtes dans à l'Accor Hotel Arena (chanceux !) soit vous êtes ailleurs et vous avez envie de suivre à distance les temps fort du tournoi. Alors petit récap. qui j'espère vous sera utile ;-)

Pour les chanceux dans la salle, l'application Vogosport peut vous être utile. Si vous avez un soucis pour voir les tapis trop loin ou si vous avez envie de revoir une action trop rapide c'est probablement l'application dont vous avez besoin. Voilà les liens, ça vous évitera de chercher (je suis sympa non ?) : 




Et pour mémoire, j'en avais parlé un peu plus en détails dans mon article : "Le Grand Slam Paris a-t-il une âme ?" 


Pour ceux dans la salle ou en dehors quelques liens utiles dont certains sont issus de mon article "5 sites web qui gagnent à être connus des passionnés de judo !" :

- le compte Twitter de la fédé https://twitter.com/ffjudo_officiel
- le compte Twitter de l'IFJ (le fédé international) https://twitter.com/IntJudoFed
- mon compte Twitter https://twitter.com/ckoitonkim (oui je suis dans la salle même si j'ai quelques problèmes de wifi) :
- le site http://ippon.org/ pour suivre les tableaux (mis à jour au fil de l'eau par l'IFJ)

Pour ceux qui sont tranquillement chez eux devant leur PC ou la télé voilà d'autres infos utiles :

- l'équipe 21 diffuse le Grand Slam Paris en direct à 13h et 17h le 06/02 et à 10h et 17h le 07/02
- JudoTV diffuse la totalité du tournoi en streaming commenté en Français : http://www.judotv.fr/video/direct-commente

- IpponTV diffuse aussi la totalité du tournoi : http://134.213.29.25/live/

Ah et pour mémoire aussi, rappel des catégories par jours :

Samedi :
Féminines : -48kg, -52kg, -57kg, -63kg 
Masculins : -60kg, -66kg, -73kg

Dimanche : 
Féminines : -70kg, -78kg, +78kg, -63kg 
Masculins : -81kg, -90kg, -100kg, +100kg

J'espère que ça vous aidera ! Et si vous avez d'autres liens utiles à vos commentaires ;-)




mercredi 3 février 2016

5 videos souvenirs du Grand Slam Paris 2015, tournoi international de judo

Petite plongée dans mes souvenirs du Grand Slam 2015, avec 5 vidéos prisent directement du public. Le son est bien celui qu'on entend dans la salle de l'Accor Hotel Arena et l'image est bien celle prise depuis mon smartphone (qualité amateur ;-).

J'ai hâte d'être au Grand Slam Paris 2016 ... Plus que quelques jours à patienter ! 

Une petite vidéo qui donne un aperçu de l'ambiance du Grand Slam Paris 2015.


Audrey Tcheumeo lors de sa finale face à la Japonaise Ruika Sato au Grand Slam Paris 2015 en - 78kg.


Priscilla Gneto qualifiée pour la médaille de Bronze au Grand Slam Paris 2015 et la joie du public.


Grand Slam Paris 2015 - médaille de le bronze en moins de 70 kg pour Margaux Pinot face à Fanny-Estelle Posvite.


Grand Slam Paris 2015 : le Waza ari gagnant de Naohisa Takato face à Vincent Limare (finale des -60kg).

Et si vous aussi vous allez au Grand Slam Paris 2016 envoyez moi un message sur Twitter : @ckoitonkim ;-) 

PS : je n'étais pas présent à tous les combats du coup pour vous quels sont vos meilleurs souvenirs du Grand Slam Paris 2015 ?

vendredi 22 janvier 2016

Les bénévolontaires judo sont formidables !

Bénévolontaires - Judo - Grand Slam Paris - Cestquoitonkim


A quelques jours du Grand Slam Paris 2016, j'ai envie de partager avec vous une découverte que j'ai fait lors du Grand Slam Paris 2015. Dans l'ombre du tournoi international de judo organisé à Paris chaque année, en plus des organisateurs officiels, des médias et des athlètes (j'espère n'avoir oublié personne ;-) il y a une vrai fourmilière de femme et d'homme au service du judo et de l’événement.

On les appelle les bénévolontaires contraction de bénévoles et volontaires. Des personnes au moins autant attachées au judo que les athlètes. Des personnes qui donnent de leurs temps, gratuitement et parfois qui viennent de loin pour aider la FFJDA à célébrer cette grande réunion de la famille du judo qu'est le Grand Slam Paris.

Alors, je vous ai planté le décors du Grand Slam Paris dans mon article "Grand Slam Paris 2015, que se cache-t-il à l'intérieur de l'Accor Hotel Arena ?" et j'ai essayé de vous montrer l'ambiance qui règne à l'Accor Hotel Arena (anciennement Palais Omnisport Paris Bercy) dans mon article "Le Grand Slam Paris a-t-il une âme ?" et bien right now je vais laisser la parole à plusieurs bénévolontaires car c'est eux qui parleront le mieux de leurs actions et de ce que cela représente. Mais juste avant une petite photo dans le feu de l'action ;-)


Et oui ça bosse tard le soir après la compétition pour tout ranger ;-)

Le rôle des bénévolontaires ne se limite pas au rangement beaucoup d'autres tâches leurs sont aussi confiées comme l'accueil des athlètes à l'aéroport, la surveillance du bon déroulement de l'organisation autour des tatamis et certainement bien d'autres actions qui m'auront échappées. Assez parlé pour ma part, place à leurs témoignages !


Murielle - Ceinture noire - Judokate depuis 35 ans

Je suis bénévolontaire sur le Grand Slam depuis février 2012 au service presse et depuis 2014 je fais également en début de semaine l’accueil des délégations aux aéroports en plus de la presse le samedi et dimanche. Le Grand Slam c’est une excellente aventure qui me permet de rencontrer des personnes formidables tant au niveau des bénévolontaires qui viennent de toute la France et que l’on retrouve avec un réel plaisir à chaque tournoi. On réalise notre rêve. Nous avons la chance de côtoyer, de parler, de retrouver de grands athlètes. Je n’oublie pas les photographes et journalistes que l’on rencontre et qui deviennent des amis. Vivre le Grand Slam au plus près des combats est merveilleux pour moi. Je pratique le judo depuis 35 ans et je suis ceinture noire depuis 25 ans c’est une passion. Le judo c’est une grande famille qui m’apporte énormément de choses et que j’aime partager.

Axel - Ceinture noire - Judoka depuis 17 ans


Il faut savoir qu'il existe plusieurs équipes de bénévolontaires. Chacune se voit attribuer un rôle précis au cour de la semaine. J'occupe depuis maintenant quelques années, l’équipe N°3 en charge de « la chambre d'appel ». Notre rôle, brièvement, est d’appeler chaque athlète par ordre de combat et catégorie puis de les accompagner jusqu'à la surface de combat les concernant. On suit donc les catégories dite légères le samedi et les lourdes le dimanche. On joue un rôle extrêmement important pour que l'organisation des combats mais surtout du tournoi se passe bien. Les combats doivent être en continue et sans interruption sur les surfaces de combat. On est également amené à occuper d'autres rôles comme la gestion d'un sportif après son dernier combat ou encore son escorte lors du contrôle anti-dopage. On peut aussi avoir un rôle d'intervenant lorsqu'il faut resserrer les tatamis ou bien quand il faut les nettoyer suite à un saignement.

Les rencontres faites entre bénévolontaires ou sportifs sont inoubliables. Tout au long du week-end on rencontre des gens passionnés par ce sport et c'est un vrai plaisir de partager ce moment avec eux. On se fait des amis qui viennent de tous les coins de la France, avec qui on partage d’excellents moments. Bref, on est une grand famille et c'est un plaisir de se revoir ;) De plus, le fait d'accompagner des amis combattre, des personnes de son club est une chance immense car on est forcement heureux quand ils gagnent, nettement moins quand ils perdent, mais c'est forcement une joie d'avoir vécu ce moment avec eux :)

Me concernant, je pratique le judo depuis presque 17ans ! Mon père, judoka, m'a donné le virus, ainsi que le goût de la compétition alors que je n’avais que 5 ans. Je m'entraîne au JCMA (Judo Club de Maison-Alfort - 94) et je passe actuellement mon 2eme dan ;)

Fatiha - Ceinture noire - Judokate depuis 28 ans

Je fais du judo depuis l'âge de 13 ans ça fais donc 28 ans (ça commence à chiffrer lol) , je suis ceinture noire 3ème dan, breveté d' état. J' ai été prof de judo pendant 7 ans à Charleville-Mézières après avoir fais 10 ans de compétitions (mon club est le dojo rémois). Je vous une passion pour le judo depuis que j' ai mis les pieds sur un tatamis, d' ailleurs j'en suis jamais ressorti. 

J'ai découvert les bénévolontaires en 2011 quand j'ai postulé sur le site de la fédé pour le Grand Slam de Paris. Je rêvais de découvrir l'envers du décors. J'ai longtemps assisté a ce tournoi dans les tribunes.

Et aujourd’hui je vais participer à ma 5ème fois en février au Grand Slam en tant que bénévolontaire. Je ne m'en lasse pas. Cette aventure m'as fais découvrir des personnes merveilleuses, passionnés de tout horizon et de tout les pays. Le contact avec les athlètes, les coach, les gérants je ne l'échangerai pour rien au monde.


Mon plus beau souvenir reste la foi ou ma binôme Ludivine m'a appelé (j'étais alors dans les tribunes prête à regarder les finales) et m'a dis viens on descend dans la fosse ... on étais dans l'équipe 8 en charge de l'accueil international (aéroport ...), et la je découvre notre rôle à ce moment, donner les enveloppes des coachs aux athlètes lors de la remise des récompenses. Les enveloppes coachs, ce sont celles que viennent chercher les athlètes après leur podium pour leurs entraîneurs. Non seulement on a vu les finales au bord du tapis (un rêve) mais cerise sur le gâteau je donnais les enveloppes aux athlètes et en plus on devait préparer les médailles d’où la photo que je t’envoie qui résume mon meilleur souvenir

Romain - Ceinture marron - Judoka depuis 3 ans

J'ai 24 ans et je suis sapeur pompier. J'ai commencé le judo il y a 3 ans. Je suis ceinture marron, je prépare mon 1er dan. J'évolue au Judo club Pontault ombault, entraîné par Franck PARTY qui est un coach hors norme.

Je suis bénévolontaire pour la fédération française de judo depuis 2014, j'en suis à mon troisième tournoi de Paris judo (avec celui qui arrive). J'ai occupé le poste de logisticien pour le 1er tournoi. La "Dream Team" comme on nous appelle dans le milieu (rire), c'est l'équipe qui est chargé de l'installation des tatamis, du montage/démontage, réapprovisionnement dès stands... 

Photo réalisée par Fabrice Bouvart
En bref c'est l'équipe sans laquelle rien ne serait possible et je félicite tous ses membres. 

Puis j'ai intégré l'équipe chauffeur en 2015, dans laquelle je suis de nouveau en 2016. Le travail est différent mais tout aussi important, on travaille en étroite collaboration avec l'équipe accueil, notre rôle en tant que chauffeur c'est d'assurer le transport des athlètes, arbitres, membres VIP de l'aéroport au lieu de compétition, hôtel... Un poste plutôt agréable on y fait de belles rencontres.

Mon meilleur souvenir. À vrai dire j'en ai deux, le premier c'est lors du tournoi de Paris 2014. Avec Stéphane, Michel, Christelle, Mélissa mes plus fidèles amis bénévolontaires nous avions pris l'habitude de nous retrouver à l'ibis. C'est la bas que Miryam Roper (-57 allemande) mon idole des tout premiers jours était logé. Un soir Michel et Melissa m'ont fait la surprise de me la présenter, se fut pour moi un moment magnifique. Mimi est adorable. Une belle amitié est née entre nous. Le second c'est quand j'ai du ramener Laura Gomes (-52 espagnole) à l'aéroport, elle avait un peu d'attente avant son vol, donc je suis resté. Nous avons beaucoup parlé et nous nous sommes promis de se donner des nouvelles et de se revoir, une belle amitié également. C'est une fille agréable et très gentille. On se reverra donc en février !

Ça représente pour moi une chance unique de vivre une expérience formidable nous permettant de partager notre passion avec des judokas de tout horizons et d'y rencontrer nos athlètes préférés et de partager en quelques sortes leurs compétitions. C'est une chose importante de s'investir dans notre sport et c'est avec joie et grand plaisir que je donne de mon temps à l'organisation de ce grand tournoi. Pour ça je remercie Pierre Junca notre président bénévolontaire, ainsi que Lénaïc, Vincent, Jérémy et Manu qui sont les responsables de l'immense organisation qu'est le tournoi de Paris ! Et j'en profites pour souhaiter à toute l'équipe de bénévolontaire une très bonne année 2016


Christelle - Ceinture noire - Judokate depuis 25 ans

Hello, je suis Christelle. J’affiche 25 ans de judo à mon compteur. Ceinture noire depuis peu, je suis bénévolontaire depuis quelques années dans l’équipe logistique, on réalise notamment le montage des tatamis de la salle d'échauffement et du plateau central.
En tant que bénévolontaire, on rencontre beaucoup de monde, de toute la France, mais, la première fois, j’étais plus impatiente de découvrir Bercy de l’intérieur et entièrement vide, sans parler de ses coursives et ses salles arrière que savoir qui je rencontrerai. J'aime savoir ce qui se passe en coulisse et j’ai été bluffée, de voir les gradins vides depuis le plateau central : c'est impressionnant. On s’habitue rapidement et maintenant, il est tout neuf et tout refait, je vais donc redécouvrir le nouveau Bercy, sans travaux, et retrouver mes amis, avec plaisir dans quelques semaines.


Véronique - Ceinture verte - Judokate depuis 5 ans
 
Je m'appelle Véronique. Secrétaire de direction et judokate depuis 5 ans environ. J'ai été bénévolontaire aux Championnats du monde de judo à Paris, les GS Paris de 2012 à 2015. En 2011, j'étais référent hôtel. Puis les années suivantes, je faisais partie de l'équipe qui s'occupe de l'accueil à l'aéroport.

Le combat qui m'a marqué ... plutôt les combats. Ceux d'Ilias Iliadis aux championnats du monde à Paris en 2011 : une série de ippon. A cette époque j'étais vraiment novice en ce qui concerne le judo et le mot est faible. Mais j'ai surtout rencontré des bénévolontaires tous judokas (à l'époque je ne pratiquais que le taïso) qui m'ont fait découvrir ce sport. Je les remercierai toujours d'avoir fait preuve d'une telle bienveillance à mon égard.

En ce qui concerne les athlètes : durant ces périodes de championnats du monde, de grand slam, tu les côtoies en mode off, en dehors des tatamis. J'ai pu côtoyé des athlètes et des entraîneurs du monde entier. Il y a eu tous ces moments de partage, d'entraide. Cela fait plaisir quand ils te reconnaissent d'une année sur l'autre (petit sourire, tape sur l'épaule, un remerciement, des petits gestes ou mots qui peuvent paraître anodins pour certains). Durant ces grands rendez-vous sportifs, j'ai rencontré des personnes humbles. Certaines dégagent une certaine sérénité. J'ai eu un bon contact avec les judokas étrangers et aussi avec quelques athlètes français comme Audrey Tcheumeo, Clarisse Agbegnegnou, Amandine Buchard, Loic Korval et David Larose. Ma plus belle rencontre est avec Haruna Asami (photo ci-contre). Je l'ai vue la 1ère fois à la sortie de Bercy elle venait de remporter la finale des -48, elle était devenue championne du monde. Elle était seule, avec son sac et son bouquet de fleurs. Elle était simple, sans chichi. J'ai suivi son parcours au fil des années (merci fb et instagram). Je l'ai revue en 2015. Elle n'a pas combattu au mois d'octobre. Elle était venue pour le Training Camp (stage international) qui a lieu après chaque grand slam. Quand nous nous sommes vues nous sommes tombées dans les bras l'une de l'autre comme de vieilles copines qui ne s'étaient pas vues durant de longues années. A chaque fois que j'en parle, cette scène me paraît irréelle. Une amitié est née ! Après ces années et avec un peu de recul, bénévolontaire c'est aussi mettre en pratique le code moral du judo.

Merci beaucoup à  Murielle, Axel, Fatiha, Romain, Christelle et Véronique pour leur témoignage très sympa !

Une pensée à tous les "bénévolontaires" qui participent à l'organisation des compétitions locales tout au long de l'année et bonne chance à tous les bénévolontaires qui vont travailler dur pour que le Grand Slam Paris 2016 soit une belle fête les 6 et 7 février prochain.