samedi 9 mai 2020

La transformation digitale des clubs de judo

Cet article s'appuie sur le livre "Le guide de la transformation digitale" 2ème édition écrit par Vincent Ducrey et Emmanuel Vivier - fondateurs du Hub Institute - publié aux éditions Eyrolles. La réception du livre a fait l'objet d'un partenariat avec la maison d'édition. Le livre est disponible ici : https://amzn.to/33v6nC1 



Peut-on allier la tradition du judo et la modernité de la transformation digitale ? La transformation digitale est-elle l'apanage des entreprises ? Les associations et plus précisément les clubs de judo sont-ils concernés et devraient-ils se sentir concernés d'ailleurs ? Certains clubs sont-ils en train de rater le virage de la transformation digitale ? Comment les outils digitaux peuvent-ils aider les clubs de judo ?

L'idée de cet article est de démarrer une réflexion sur les clubs de judo et la transformation digitale en s'appuyant sur un ouvrage de référence "Le guide de la transformation digitale". Je vais d'abord vous faire découvrir le livre pour ensuite prolonger l'article sur la démarche de transformation digitale et la prise en compte pour les clubs de judo.

N'étant pas moi même membre du bureau d'un club de judo et n'ayant pas la prétention de tout connaître cet article s'appuiera sur toutes les personnes du judo qui voudront bien m'aider à avancer sur cette réflexion. L'article sera évolutif. C'est à dire qu'une première version incomplète sera publiée et celle-ci va s'enrichir au fil de l'eau (article mis à jour le 26/05/2020 à 23:50)

 Je vous propose donc deux parties :


Le livre "Le guide de la transformation digitale"

Un livre en or ou presque, revêtu d'une couverture jaune claquante, ce livre capte le regard et offre la promesse de guider le lecteur – nous – sur le sujet de la transformation digitale. Ce livre affiche d'ailleurs clairement sa position de numéro 1 des ventes en France sur le sujet. L'avant-propos nuance cette promesse en précisant que rien n'est inscrit dans le marbre tant le contexte est mouvant. D'ailleurs, le livre que j'ai entre les mains est la 2ème éditions sortie en 2019. Vincent Ducrey et Emmanuel Vivier tels des senseïs nous partagent leurs connaissances et leurs expériences tout comme la vingtaine d'experts invités à donner leur avis.

Les 344 pages de ce livre pourront, je pense, m'éclairer, ainsi que les membres des bureaux des associations de judo, sur l'enjeu et le chemin à parcourir pour les clubs de judo. En effet, même si le guide de la transformation digitale traite, selon les auteurs, "d'un sujet majeur de préoccupation et un enjeu stratégique pour toutes les entreprises quelle que soit leur taille" je pense que cela peut s'appliquer aux associations et notamment aux clubs de judo. Le livre pousse à la réflexion et propose un cadre utile à la réflexion. Avec un peu d'imagination, il sera possible de l’emmener en terre judo. Je tenterai modestement de compléter cette ouvrage par des éléments judo dans la seconde partie de cet article. Revenons au livre.

L'ouvrage est agréable à lire. La mise en forme en couleur sert le contenu et souligne la structure de celui-ci autour de cinq grandes parties :
  • Comprendre les enjeux de la disruption digitale (38 pages)
  • Les six chantiers de la transformation digitale (186 pages)
  • La transformation digitale en pratique (22 pages)
  • L'avis des experts (60 pages)
  • Les 101 mots de la transformation digitale (12 pages)
La compréhension des enjeux de la disruption digitale bouscule. Certaines idées peuvent paraître farfelues aujourd'hui. Le seront-elles demain ? Certains pensaient que la terre était ronde quand la majorité pensaient que la terre était plate. Qui avait raison ? Les auteurs indiquent que l'évolution technologiques est croissante et qu'elle implique de nouveaux horizons. Il est, par exemple, fait mention de certains "transhumanistes" qui "imaginent que l'on pourra bientôt augmenter les capacités de son corps ou les réparer à volonté". Comment cela pourrait modifier la pratique du judo si cela s'avérait devenir une réalité ? De manière, peut-être plus réaliste, on pourrait imaginer qu'une partie des cours de judo se fasse à domicile grâce à la réalité virtuelle et à des capteurs permettant des retours d'information physique. Le judo de Darcel Yandzi, d'Angelo Parisi, d'Ilias Iliadis, de Shohei Ono, de Lucie Décosse, de Cécile Nowak, de Kosei Inoue …. pourraient être modélisé. Votre forme de corps pourrait être comparé à la leur et vos mouvements en Tendoku-Renshu (travail de technique seul) pourraient en profiter. Cela pourrait venir en complément des cours de judo classique permettant de se concentrer sur le travail de randori lors des séances au dojo. Il est aussi possible d'imaginer des judogis connectés renvoyant des informations utiles à l'analyse notamment pour les compétiteurs. Bref le champs des possibles est vaste.

Pour pousser à la réflexion, le livre synthétise 4 grandes ruptures et 14 tendances technologiques qui change le monde. Même si ces tendances ne désigne pas les arts martiaux, le lecteur judoka pourra certainement prolonger le trait de ces tendances pour les emmener en terre judo. Les auteurs indiquent que la capacité à réagir vite à cette croissance technologique déterminera la survie des entreprises. Je ne sais pas si la survie des clubs de judo est aussi en jeu, il est bon en tout cas d'être en veille. La suite de cette partie montre d'ailleurs de nombreux exemple de starts-up et de sources d'inspiration en matière de disruption (changement majeur dans un secteur).

Les six chantiers de la transformation digitale synthétisent un cadre de réflexion dans une matrice qui est ensuite détaillée point par point. Elle offre une approche structurée qui pourrait amener le lecteur judoka à s'interroger sur sa transposition dans le monde du sport et plus particulièrement des clubs de judo. S'agissant d'un cadre comme les auteurs l'indiquent il nécessitera, peut-être, une adaptation dans certains cas spécifique. C'est une partie très riche du livre qui challengera le lecteur.

La transformation digitale en pratique précise le calendrier et la mise en œuvre des 6 chantiers de la transformation digitale sur une échelle de temps allant de 18 mois à 54 mois. Cette partie est pleine de conseils qui pourront servir à la réflexion et la mise en œuvre de la transformation digitale. Cela peut donner des idées pour une fédération sportive, une ligue, un comité départemental voir un club. En tout cas, c'est ce que je me dis après une première lecture rapide.

L'avis des experts, provenant d'une vingtaine d'entreprises, sont aussi organisés autour des 6 chantiers de la transformation digitale. Ces retours d'expériences sont intéressant à lire dans un contexte général. Toutefois, j'aurais vraiment apprécié que des avis questionnent le domaine du sport, des arts martiaux voir du judo pour m'aider à répondre à mes interrogations sur la transformation digitale des clubs de judo.

Les 101 mots de la transformation digitale dernière partie avant la conclusion générale servira tout au long de l'ouvrage pour se familiariser au vocabulaire de la transformation digitale. Un peu comme le ferai le judoka débutant avec le vocabulaire judo. Avec cette partie, les mots les plus important de la transformation digitale ne seront plus du Japonais pour vous ;-)

Je vous invite à lire ce livre. Pour ce qui me concerne, je vais en prendre connaissance avec attention pour rédiger la seconde partie de ce livre.

Les clubs de judo et le digital

Comprendre les enjeux
Les clubs de judo sont des associations loi 1901 (https://www.associations.gouv.fr/). Elles sont gérées par un bureau  composé, en général, du président, du secrétaire général et du trésorier. Chacun peut avoir un adjoint. Les membres du bureaux sont généralement des bénévoles. Des enseignants de judo sont recrutés pour dispenser les cours de judo soit en tant que travailleurs indépendant (auto-entrepreneur) ou salariés. En dehors du bureau et des enseignants, des bénévoles contribuent à la vie du club (animation, arbitrage ...). L'objectif d'un club de judo, outre le fait de partager des valeurs et des enseignements, est de recruter des élèves. Les pratiquants de judo sont pour la majorité des enfants de 5 à 10 ans (plus de 50%) et de 11 à 15 ans (environ 20%) selon les chiffres 2006 (source : Ages et générations dans les fédérations de sports decombat et d’arts martiaux en France - Jean-Marie Duprez).

Les problématiques rencontrées
Point en cours de traitement ...

#Leadership
Questionnaire sur la partie leadership : https://forms.gle/YoZS4ED944cenUHF8

Si je me réfère au livre, il s'agit ici de questionner la vision du bureau du club de judo concernant le digital. On peut, d'ailleurs, comme me la souffler l'un d'entre vous, distinguer deux tendances : la digitalisation - les évolutions en terme d'outils -  et la transformation digitale - les évolutions en terme de stratégie, d'orientations ... J'ai trouvé une vidéo qui, je trouve, explique bien cette différence. Il y en a, probablement d'autres, n'hésitez pas à me donner vos liens en commentaire ou par mail. Rendons à césar ce qui appartient à césar, cette vidéo est présentée par Antoine Amiel de la société learnassembly.



La digitalisation pour un un club de judo pourrait être de dématérialiser le processus d'adhésion en passant d'un formulaire papier à un formulaire en ligne. La transformation digitale concerne plus largement la culture de l'association (ou de l'entreprise) et son organisation.

J'ai trouvé une autre vidéo, cette fois de l'école ESG Sport qui aborde la question du digital et du sport en général. Il est mis en avant l'évolution du running avec les objets connectés et la prise de mesure et l'arrivée du e-sport qui prends de plus en plus d'ampleur.




Ceci étant dit, voilà quelques questions que peut se poser le bureau pour guider sa réflexion autour de la vision :
  • Quel est notre niveau de maturité dans ce domaine ?
  • Comment se tenir informé des évolutions ?
  • Souhaitons nous nous lancer dans une digitalisation ou une transformation digitale ?

Comment se tenir informé des évolutions ?


Culture et organisation
Technologies
Données
Expérience clients et marketing 2.0
Mesure


Les ressources pour répondre aux problématiques rencontrées
HelloAsso propose 16 fiches pratiques et un guide des outils :



Travaux en cours :
Pour initier mes travaux sur cette partie, un premier questionnaire : https://forms.gle/fDSX3ZYxPbrCi5t46


Réflexion en cours - Etat des lieux écosystèmes et enjeux/problématiques des clubs (cliquer sur les images pour les agrandir)




mercredi 15 avril 2020

Le judoka confiné - Morgan Girardeau




Le judoka confiné est une série d'interviews de judoka(te)s durant la période de confinement avec trois questions : en quelques mots qui es tu en tant que personne et judoka et surtout comment vas tu ? et comment se passe le confinement pour toi ? Quelle(s) photo(s) symbolise (nt) le confinement pour toi ? 



En quelques mots qui es tu en tant que personne et judoka ?

Bonjour, je me présente, Morgan Girardeau. J’ai commencé le judo en 1986, ai eu ma ceinture noire en 1996, et aujourd’hui, professeur 5ème Dan, j’enseigne en Irlande ou je réside. Parallèlement, je m’entraine 3 à 4 fois par semaine en Jiu Jitsu Brésilien avec l’objectif d’obtenir la ceinture noire. 

De 2015 à 2017, après avoir vendu tous mes biens personnels, j’ai troqué mon statut de professeur pour celui d’élève. Avec 132 606 kilomètres parcourus, je suis allé à la rencontre de plus de 10 000 judokas dans 121 clubs de 41 pays, pour explorer leur environnement, et partager avec tous ces partenaires, leur culture, le goût de l’effort, de l’engagement ainsi que les valeurs et principes imaginés par Jigoro KANO.

Depuis mon retour, riche de cette expérience extraordinaire, j’organise des animations, interventions, conférences dans les écoles, associations, clubs, entreprises, maisons de retraite, en France comme à l’étranger, afin de promouvoir les valeurs de notre discipline et de transmettre les enseignements, leçons et anecdotes tirés de ma formidable aventure humaine. 

Au-delà de la gestion de la communauté qui me suit sur mes pages Facebook, notamment « Explore, Meet, Share Judo - the globe trotting judoka », toujours dans cette notion d’échange et de partage qui m’est chère, j’ai écrit et publié le récit de mon « tour du monde des tatamis » (Editions Sydney Laurent). Fort d’un beau succès d’estime en France, cet ouvrage a été traduit et publié en langue anglaise pour une couverture mondiale. Il est à noter que je reverse intégralement à l’association Explore Meet Share Judo les droits d’auteur de mes livres, pour des actions de promotion et de développement du judo à travers le monde.

En Novembre 2019, j’ai été à l’initiative et j’ai organisé un séjour judo solidaire de 15 jours à Katmandou, Népal. Avec 7 judokas de différentes nationalités (France, Japon, Australie, Népal), nous sommes allés dans les dojos d'orphelinats, d'écoles, d'établissements spécialisés pour déficients visuels et auditifs, où, en fin de chaque séance d’entraînement, nous avons offert des judogis, des ceintures, du matériel pédagogique, des jouets, des fournitures scolaires, des souvenirs ainsi que des cartes postales à l’effigie de Jigoro Kano.

Comment se passe le confinement pour toi ?

Le confinement se passe plutôt bien car j’ai la chance de pouvoir travailler de chez moi. Les séances de judo/JJB me manquent énormément mais je maintiens mes habiletés motrices fondamentales pour pouvoir reprendre facilement. Ici en Irlande, il n’y a pas de trêve estivale donc la coupure ne devrait pas être trop longue. Je veille également à ma nutrition car ma dépense énergétique n’est pas du tout la même que lorsque je m’entrainais 3 à 5 fois par semaine au dojo. Sinon, je lis énormément (judo, développement personnel, leadership, entrepreneurship…). Je prépare aussi beaucoup de livres que je dédicace ; des commandes passées par des judokas qui prennent le temps de lire en cette période particulière. A ce titre, je reçois aussi plein d’avis et commentaires de lecteurs et cela me touche particulièrement. Je les en remercie. Enfin, je continue de maintenir le lien avec ma communauté sur mes différents réseaux sociaux en espérant tous vous revoir en bonne santé en fois cette crise passée. Prenez soin de vous !

Morgan Girardeau 

lundi 13 avril 2020

Le judoka confiné - Jacques Seguin 7ème Dan


Le judoka confiné est une série d'interviews de judoka(te)s durant la période de confinement avec trois questions : en quelques mots qui es tu en tant que personne et judoka et surtout comment vas tu ? et comment se passe le confinement pour toi ? Quelle(s) photo(s) symbolise (nt) le confinement pour toi ?

Jacques, en quelques mots qui es tu en tant que personne et judoka ?

Je suis judoka depuis octobre 1958, sans interruption jusqu'à cette période de confinement (!), 7ème Dan, professeur de Judo sur la région toulousaine. J'ai été Cadre Technique fédéral chargé des Formations aux diplômes d'enseignant pendant 30 ans. Actuellement retraité "actif" je continue à 79 ans à donner des cours dans un Club, à m'y entraîner, et je suis toujours intervenant dans les Formations régionales de la Ligue d'Occitanie. Je suis aussi juge national en activité. 

Comment se passe le confinement pour toi ?

Je suis comme tout le monde : confiné à la maison et comme tout drogué en manque.....c'est le Judo sans partenaire "physique" qui fait défaut. Alors je me fais une raison et je maintiens ma condition physique au travers de marches sportives (j'ai la chance d'avoir un chemin forestier à côté de chez moi) et puis dans mon jardin d'agrément je fais tandoku renshyu sur le gazon et uchi komi sur un vieux figuier.....

En alternance lecture ou correspondance avec famille et amis par mail ou téléphone.... Je pense qu'il faut surtout fuir l'inactivité qui est synonyme de dégradation physique et mentale, corps et esprit étant intimement liés dans leurs fonctions respectives. L'inter-action entre les deux conditionne la santé physique et la vivacité intellectuelle, deux trésors que nous devons préserver. Bien amicalement et sportivement,

Jacques SEGUIN.


 

samedi 11 avril 2020

Le judoka confiné - Interview de Marie


Le judoka confiné est une série d'interviews de judoka(te)s durant la période de confinement avec trois questions : en quelques mots qui es tu en tant que personne et judoka et surtout comment vas tu ? et comment se passe le confinement pour toi ? Quelle(s) photo(s) symbolise le confinement pour toi ? Un grand merci à Marie qui démarre cette série.




Bonjour amis judokas, je me nomme Marie je suis maman confinée depuis 1 mois maintenant avec mes 3 enfants sont 2 font du judo (18 ans et 14 ans ) j’habite en Alsace ou la pandémie est très active. 

Je suis l’encre du comité de notre club de judo : Arts martiaux pays de la mossig ! Fervents pratiquants de judo, de compétitions et d’habitude très actifs voici mon témoignage. 

Mon ressenti concernant le confinement est à la fois drôle et éprouvant ... Mes enfants judokas , fils ceinture noire 2D et fille ceinture marron (autant vous dire qu’il y a du boulot derrière) sont donc privés de leur activité préférée alors c’est la déprime, la frustration et pour moi ben c’est l’épreuve de se prendre régulièrement des clés de bras, des immobilisations, et pire des ippon sur le canapé, je compatis donc physiquement grandement (et mon pauvre corps s’en souviendra ) à ce moment de pause dans leur quotidien de sportifs pour qui le manque de judo est difficile mais la santé prévaut et mettons ippon à ce covid 19. 

Bon courage à tous moi je vais remettre de la pommade sur mon corps endolori jusqu’à la prochaine salve maternelle de judo 🥋 vive le judo stopper 7 fois, se relever 8 !!!! 

Merci à David pour ton engagement et ton blog qui égaye ce confinement !!!




samedi 28 mars 2020

L’indéniable futilité de l’âme

cestquoitonkim - blog - judo - judogi


Cet article fait l'objet d'un partenariat avec l'auteur. Sylvain lecteur du blog a reçu un exemplaire du livre afin de pouvoir donner son avis en toute indépendance. Sylvain est judoka à l'association judo châteauroux
 


Bonjour à tous. Aujourd’hui, je vais vous parler du roman « L’indéniable futilité de l’âme » d’Hector Luis Marino. 

L’auteur, est un véritable touche-à-tout : écrivain donc, mais également professeur 6ème dan de Judo au club de Six-Fours et peintre. C’est dans ses deux derniers aspects de sa vie que nous emmène l’auteur, puisqu’on devine dès les premiers mots de l’ouvrage qu’au-delà de son personnage, c’est également de sa propre relation au sport et à l’art dont il sera question. Ne dit-on pas – après tout – que les artistes sont de véritables narcisses ? 

Assez rapidement, et tout au long des chapitres qui défilent, on se retrouve transportés de l’Algérie en plein conflit vers les plages de Bandol et Copacabana ou les immeubles de la Seyne sur Mer et Tokyo, empleins de contrastes sociaux et culturels. 

Contraste également artistique entre le figuratif et l’abstrait, les huiles de Nicolas de Staël et les monochromes de Klein… 

Contraste enfin chez les personnages. Contraste entre les presque-candides jumeaux, leur mère et leurs contraires, sombres & mesquins, Manu et Nicolas. Presque du manichéisme tant ils sont les opposés. 

Ce livre est également l’occasion pour nous – judokas – de voir l’envers du décor, d’apprendre comment fonctionnent les institutions de notre sport, les relations entre les clubs, les structures et la fédération. Un monde méconnu mais l’auteur dépeint visiblement avec beaucoup de justesse, lui qui en a fréquenté les méandres des années durant. 

On en profite également pour en apprendre un peu plus sur les deux grands artistes cités précédemment. 

Bref, on se laisse transporter par cette tranche de vie et cette quête d’absolu qui guide le personnage, et emmène dans son sillage tout son entourage. Un livre complet et dense, dont on peine à lever les yeux une fois qu’on les y a posés.

dimanche 22 mars 2020

Quelques idées judo pendant le confinement


Mis à jour le 11/04/2020 à 22:04

Oh les coeurs on va pas se laisser abattre par le COVID-19. Cela fait déjà quelques jours que les dojos ont fermé. Des idées émergent pour continuer à travailler son judo autrement. Je ne vous cache pas que je n'ai pas encore trouvé l'organisation parfaite entre les enfants (2 enfants de 2 et 4 ans), la vie de famille et le télétravail. Je vous propose un article qui évoluera dans le temps et qui recense quelques idées judo pendant le confinement. Si vous avez connaissance d'une idée qui n'est pas répertorié ici vous pouvez m'envoyer un mail à cestquoitonkim@gmail.com. Une pensée à vous et à vos proches dans ce contexte si particulier.

Si vous pratiquez une activité sportive le journal L'Equipe invite à faire attention à l'intensité dans son article "Coronavirus : "Attention aux activités très intense" prévient le cardiologue Laurent Chevalier".

Yann Le Meur, chercheur du sport dont 10 ans à l'INSEP, donne quelques conseils sur le sport durant la période de confinement sur la page Facebook de Neoness.

Un document du Ministère des Sport, de l'INSEP, du réseau Grand Insep et l'Agence Nationale pour le Sport présentent de nombreux conseils pour les sportifs et les entraîneurs : Livret pour les sportifs et les entraîneurs en période de confinement - version du 10 avril 2020


Idée 1 - Regarder des vidéos judo pour travailler sa visualisation
Idée 2 - Participer à des "entraînements" judo
Idée 3 - Faire du sport chez soi - Programme et vidéo en accès direct
Idée 3 bis - Faire du sport chez soi - Applications mobile


Idée 4 - Lire des livres judo, des interviews ...
Idée 4 bis - Lire des ebooks
 
Idée 5 - Ecouter des livres audios (en faisant du vélo d'appartement, rameur ...)

Idée 6 - Jouer à des jeux en lien avec le judo



samedi 7 mars 2020

Judo 500 Outschock Decathlon

Judo - judogi - cestquoitonkim

Cet article est réalisé en partenariat avec la marque Outschock de Décathlon. Eric, lecteur du blog, a écrit de manière indépendante son avis. La marque a reçu l'article en amont de la publication pour complément et droit de réponse en fin d'article.


cestquoitonkim - judogi - judo - blog


Il y a déjà plusieurs mois j’ai eu la chance d’être un des deux futurs testeurs d’un judogi de chez Décathlon. Et comment j’ai eu cette chance ? 

Et bien simplement en étant abonné à la newsletter du blog de David : www.cestquoitonkim.com et en étant suffisamment rapide pour répondre à la proposition de David. Et oui en plus d’être à l’origine d'un blog génial, David fait participer les lecteurs.

Ainsi me voila promu au rang de « testeur officiel » du blog, tâche qui n’est pas facile !!! Les blessures et le travail professionnel ont fait que j’ai mis beaucoup de temps pour écrire cet article. Alors ne traînons pas plus et entrons dans le sujet.

J'ai toujours quelques difficultés pour trouver un judogi. Pas facile de trouver la bonne taille quand vous êtes dans la catégorie de Cyrille MARET et que vous mesurez la taille d’Amandine BUCHARD !!! Au vu de « mon petit bidon », j’ai opté pour une taille 180 (je mesure 165) et comme d'habitude j'ai retaillé un peu le pantalon en longueur. 

Parlons maintenant du Judo 500 de chez Outshock. Pour être complètement honnête à la réception, j’ai été à la fois surpris et un peu déçu. Effectivement avec une volonté de se repositionner sur le marché des « kimonos » en proposant 3 judogis différents le Judo 100, le Judo 500 et le Judo 900 je m’attendais à un vêtement bien terminé. Ce n'est pas exactement ce que j'ai reçu. Je vous en dis plus dans mon avis.



DESIGN


Au niveau de la coupe rien à redire une veste en grain de riz avec une jupe et un tissage en forme de carré. Nous sommes dans du classique et de l’efficace. La veste, est marquée sobrement de « OUTSHOCK » sur la manche gauche. Le bas du pan gauche lui est noté en caractère japonais « judo ». Sobre et dépouillé à l’image du judo, non ? Pour la partie visuelle le pantalon n’a pas de marquage particulier. Cet ensemble me paraît globalement assez sympa, j’aime bien le coté assez sobre de ce judogi.


Zoom sur certains détails :


 




QUALITE/PRIX


Après des essais sur le tatami en judo et en ju jitsu, des lavages à plusieurs températures je peux dire que c’est un très bon rapport qualité/prix, Effectivement la veste reprend les standards des « grands kims » : tissage grain de riz, 5 bandes de couture au col, 2 à 3 pour les autres parties et pour un tarif de 40 euros. A cela il faut ajouter des « renforts de tissus » sur le haut et à l’intérieur de la veste (un petit confort supplémentaire). A noter, tout de même, un petit bémol sur les finitions. La veste possèdent des fils qui ressortent des coutures. Et que dire des deux coutures sous les aisselles qui semblent bien trop prés du bord. Effectivement le tissu en grain de riz ressort un peu.



Bon il faut relativiser et être impartial, car les coutures sous les aisselles ont trois bandes de piquage sur le tissus, cela devrait donc permettre de ne pas avoir des trous sous les bras (peut être que pour la transpiration cela serait une bonne idée !!! ou pas). Le pantalon lui est renforcé aux genoux. 

Pour être parfaitement honnête je pense que c’est le meilleur rapport qualité/prix parmi les différents judogis que je possède (un vieux Domyos et un Millenium adidas J990) . Ce « kim » va très sûrement se faire une place de choix dans nos dojos ! Laquelle ? Je vous le dirai en conclusion.



FIT/CONFORT

A la réception du Judo 500, le col me semble très rigide, voir dur, cela m’interpelle et je me dis qu’il ne doit pas être confortable à porter. Après quelques lavages le col devient plus souple et confortable. 

Finalement ma carrure à la Cyrille dans une taille proche d’Amandine se retrouve pas trop mal dans la veste. Je suis suffisamment à l’aise, enfin mon bidon n’est pas serré et pour autant je ne flotte pas trop dedans. 

Le pantalon est lui un peu trop grand, j’ai donc sorti l’aiguille et le fil pour faire un simple ourlet (mes talents de couturier étant limité j’ai fais du basique !!!). Celui-ci possède un entre jambe large qui permet la facilité des déplacements ou des mae gari pour les ju jitsukas. Il se ferme avec un lacet de bonne longueur et suffisamment large pour ne pas « couper » mon petit bidon.


Le judogi est plutôt agréable à porter. Il permet les déplacements faciles aussi bien en judo qu’en ju jitsu. La saisie du col ou de la manche pour le partenaire est correcte, ni trop facile ni trop difficile (c’est donc un avantage à l‘entraînement mais pas forcement en compétition).

DURABILITÉ


Pour le moment c’est un critère qu’il est difficile à évaluer, mais les deux parties du judogi semblent se « stabiliser » assez vite après trois lavages en terme de longueur. Le rétrécissement est assez proche des autres marques que je possède (un vieux Domyos et un Millénium J990 d'adidas). 

Après un premier lavage à l’eau froide et plusieurs entre 30 et 60° :

Judo 500
Avant lavages
Après lavages
Longueur du pantalon

Moins 1,5 cm
 100,0 cm
 98,5 cm
Hauteur de veste
Moins 2 cm
 86,0 cm
 84,0 cm
Longueur des manches
Moins 2,5 cm
76,5 cm

74,0 cm

Que dire du col et des coutures où j’avais des doutes ! Et bien le col est devenu plus souple et ne semble plus bouger. Il n’est pas agressif pour mon cou. Les coutures, elles, tiennent (même si je n’ai pas fait de compétition avec ce judogi) et semblent être stabilisées, et je n’ai pas vraiment de doute sur la solidité. Je n’ai pas vu non plus de traces d’usures prématurées sur le pantalon au niveau des genoux (renforcés) malgré un travail en Ne Waza.

CONCLUSION

Que dire de ce judogi de milieu de gamme chez Décathlon ? Que je vous le recommande sincèrement !!! Je pense que c'est un bon kim. 

Les plus : 
  •  le prix (40 euros)
  •  le confort
  •  la souplesse
  •  adapté au judo et au ju jitsu
  •  la stabilité dans le temps (enfin pour ce que j’ai pu voir jusqu’à présent)
  •  adapté aux entraînements et aux compétitions de niveau départemental ou régional 

Les moins : 
  • sa relative souplesse pour ceux qui aiment « les vestes lourdes » 
  • sa facilité de préhension pour la compétition 

Finalement il n’y a pas beaucoup de points négatifs, c’est un bon judogi de milieu de gamme qui fera parfaitement l’affaire pour les non compétiteurs et pour l’entraînement. 

Il peut parfaitement être le premier kim pour débuter et/ou être le deuxième qui viendra remplacer celui que « j’ai acheté pas cher car je ne savais pas si j’allais continuer ». 

Il se suffit à lui même et il est à mon sens un bon produit pour ceux qui pratiquent régulièrement sans idée de Championnat France !! 

Bravo et vivement que la gamme Outshock grandisse et s’étoffe (accessoires, sac, ju jitsu etc...)



COMPLEMENT DE LA MARQUE


Encore une fois merci à David et ses abonnés de nous aider dans nos tests produits.

Effectivement ce judogi est polyvalent et convient parfaitement à tous les judokas pendant leurs entraînements. Le col et le grain de riz sont plus souples et plus légers. 

Lors de vos déplacements en stage ou déplacements professionnels (au cours desquels vous avez un petit créneau judo ;-) ), vous pouvez ainsi voyager plus léger et moins volumineux. 

Si vos entraînements ont lieu dans des conditions de chaleur importante, nous pensons qu'une veste plus légère est aussi source de confort pour le pratiquant. 

Concernant le produit, pour être précis, nous avons deux sources d'approvisionnement sur le composant veste avec des petites différences de composition, l'une est en 65% polyester 35% coton et l'autre 65% coton et 35% polyester. Cette différence de composition ne génère pas de différence notable à l'entretien ni au confort au porté.

Concernant le commentaire en conclusion, nous sommes ravis de découvrir votre appétence à enrichir notre offre. 

Deux produits arriveront dans les semaines à venir que nous communiquerons dès leur arrivée sur notre page FB Judo by Decathlon : 
  • un pantalon vendu séparément qui permettra notamment aux TaiSokas de s'équiper intégralement (pantalons + tee shirts) sans devoir acheter la veste
  • des trainings grips qui permettront aux utilisateurs de travailler leur grip, leur mobilité mais nous y reviendrons très prochainement. 

Bon judo à tous