dimanche 18 juin 2017

Etre papa de judoka c'est ...



Hey les papas ! Ça va être votre fête ! Pas de raison qu'il y en ai que pour les mamans. Ça se sent que je suis un papa ... ;-) J'ai une petite fille qui a juste un an. Là right now je ne sais pas si elle fera du judo ou non. Qui vivra, verra comme dit le dicton.

En attendant, je vais laisser la parole aux papas professionnels, aux papas qui ont plus d'expérience, aux papas de judoka : Wesley, Philippe, Eric, David (je précise que ce n'est pas moi. C'est un petit chanceux qui habite un coin de paradis) et Christophe. Ils ont très gentiment accepté mon invitation à partager leurs expériences avec nous. On sent la fierté, la peur, la joie, l'envie et la vie. Un très jolie moment à lire. 



Wesley papa d'une judokate.

Il y à peu de temps David - le créateur de ce blog - me posa la question: "Etre papa de judoka c'est quoi ?..." Moi même judoka , ma fille Loéline m'a accompagnée sur les tatamis depuis qu'elle a appris à marcher, quoi de plus sûr que les tatamis pour apprendre à marcher et à chuter ? 

L'inscrire au judo était pour moi une évidence car j'étais désireux de lui apporter des bases sportives dès son plus jeune âge et de partager une passion avec elle. Je souhaitais aussi lui apporter le côté martial, le respect et tout ce qui représentent les valeurs et le code moral du judo. Conscient que ces valeurs lui seront utiles aussi bien dans tous autres sports qu'elle souhaiterait pratiquer que dans ses autres activités futures. 

Mais papa de judoka c'est quoi? Et bien c'est passer de l'autre coté du tatami, c'est passer sur le banc et regarder son enfant apprendre à chuter à droite comme à gauche, se faire mal, mais se relever et partager la fatigue de l'entraînement bien fait, c'est aussi redécouvrir le bonheur et la fierté du passages de ceintures de couleurs et visualiser les progressions. 

Alors papa de judokate c'est quoi ? ... Du bonheur David !

Philippe judoka au Judo Club Tavellois et papa d'un judoka

Être papa de judoka quand on est soi-même judoka, c'est un peu un rêve qui se réalise. Ça commence quand il est tout petit, qu'il connaît ses premières confrontations. On le suit, on vibre, on est content quand il s'impose, on le console et le remotive quand c'est le contraire.

Et puis les années passent, et les épreuves aussi, surtout quand il fait de la compétition. Premiers résultats, premiers podiums, les couleurs de ceintures qui se succèdent… et puis arrive le jour où il intègre le cours des adultes. 

Et là, c'est magique de pouvoir pratiquer ensemble, face à face, l'accompagner sur le chemin de la noire. 

Et après, il ne reste plus qu'une étape, que secrètement on espère arriver le plus tard possible mais dont on sait qu'on sera fier quand elle arrivera, celle où l'élève dépasse le maître, l'enfant dépasse le père.

Eric papa d'un judoka et d'une ju-jitsukate
Etre père d’un judoka, qu’est ce que cela signifie ? Voila une bonne question ! Dans mon cas c’est plus être père d’un judoka et père d’une ju-jitsukate ! Mais dans les deux cas c’est pareil, être père de judoka (ju-jitsukate) c’est : 

- Être à leurs côtés pour les soutenir pendant les entrainements et les compétitions, 
- Être inquiet quand on les voit pleurer ou crier pendant les combats après une chute un peu violente, 
- Être angoissé lors du passage de ceinture, 
- Être l‘infirmier en cas de petit bobo (bon ok pour moi c’est plus facile parce que c’est mon job et je le fais aussi sur les autres enfants, mais quand même !) 

Être père de judoka ou de ju-jitsukate c’est aussi et surtout : 

- Être fier d’avoir des enfants qui se sont intéressés à ta passion, 
- Être heureux de voir leurs sourires sur les podiums, à la fin de l’entrainement ou lors d’un passage de grade, 
- Passer de bons moments de complicité avec eux sur les tatamis du club ou des compétitions (duo-système), 
- Être particulièrement fier d’eux quand tu vois que le code moral, l’amitié, le respect, la modestie, le courage etc est devenu pour eux « normal ». A tel point qu’ils vont discuter, rire et jouer avec les « adversaires » de leur poule avant les combats et que ensuite ils finissent ensemble dans les vestiaires ou les tribunes a encourager les copains qui eux n’ont pas encore terminé. 

Oui être père d’un judoka et d’une ju-jitsukate c’est les regarder grandir, évoluer, s’épanouir avec fierté. Mais c’est aussi accepter qu’ils fassent une pause avec le dojo, quand eux ne se retrouvent plus complètement dans ce sport, ou quand ils ont envie de découvrir autre chose. Cela n’est pas vraiment un problème car je sais qu’ils reviendront (comme je l’ai fait) un jour ou l’autre dans un dojo pour pratiquer à nouveau ce merveilleux moment de partage et d’amitié qu’est le judo.

David judoka au Budokan Judo Arts Martiaux et papa d'un (ex) judoka et d'une judokate


Être papa d’un judoka.. C’est d’abord accompagner son enfant à une activité sportive… et parfois s’y prendre. 

J’ai amené mon fils au judo en arrivant en Polynésie, il avait 4 ans. Manque de confiance en soi, perte de repère et plus de copains. Le judo véhicule des valeurs saines, a un code moral et pour un jeune enfant est plutôt ludique. Les premières séances ont été fructueuses.

Le professeur m’a proposé de monter sur le tapis… 36 ans. Plus de sport depuis longtemps. J’ai mordu ! 

Mon fils a arrêté pour le foot, même si le judo est encore en tète. Ma fille de 6 ans a commencé il y a 2 ans, et aujourd’hui, j’ai ma ceinture marron et je l’accompagne sur le tapis en assistant le prof durant le cours. Elle a fait ses premières compétitions et adore ça ! 
Être papa de judoka, c’est l’accompagner, la féliciter, l’encourager, la motiver aussi, parfois. Mais c’est avant tout, partager un plaisir ! Celui de faire une discipline qui est plus qu’un sport !

Christophe papa d'un judoka membre du Judo Club et Ju-Jitsu de Pont Salomon


Papa d'un judoka de 11 ans et demi, cela fait maintenant 7 et demi que mon fils a commencé le judo. D'ailleurs j'ai commence le judo en même temps que lui pour reprendre une activité sportive. Nous partageons notre passion depuis ce temps. C'est un compétiteur et un bon judoka. Cette année il était même en sport étude judo.

C'est un guerrier malgré une vie difficile car il a perdu sa maman a l'agence de 7 ans mais il en a fait une force et je suis toujours aussi émerveillé de le voir combattre je suis un papa judoka fier de son fils meilleur judoka encore.

vendredi 9 juin 2017

Comment optimiser sa préparation physique estivale ?



Article réalisé par Maxime Chaigneau - préparateur physique professionnel diplômé universitaire - actuellement préparateur physique pour le pôle espoir de judo des pays de la Loire. Ceinture noire 3ème dan - Créateur de la chaine Youtube : préparation physique judo.

Facebook : maximecoachoptisport
Youtube : Préparation Physique par Maxime Chaigneau


Juillet arrive !!! Les dojos, pour certains, vont prendre leurs congés d’été, ralentir leur rythme de travail pour d’autres et les judogis vont rester dans les placards… Que faire durant ces 2 mois de break ? Dans cet article vous aurez différentes réponses en fonction de votre niveau, votre âge et vos disponibilités !

Il n’est jamais agréable de monter sur les tatamis, à la reprise de l’entrainement ou en compétition et de se retrouver bloqué dans l’expression de ses qualités judo à cause d’un manque de potentiel physique. Les 2 mois d’été peuvent être là pour palier ce problème… Pour les plus motivés !!!

Pour certains qui s’entrainent beaucoup (plus de 10 heures par semaine), l’été est également là pour se reposer physiologiquement et psychologiquement. Loin du stress des compétitions et des calendriers sportifs chargés, il s’agit de trouver le bon équilibre entre développement physique, maintien de ses qualités physiques et repos de l’organisme.

Pour les judokas qui s’entrainent moins, la période estivale est le moment idéal pour se faire plaisir grâce au sport et développer ses qualités physiques pour la reprise de l’entrainement en septembre ou les premières compétitions de la saison. Dans ce cas, il s’agit d’y aller progressivement pour ne pas trop « bousculer » l’organisme et éviter les blessures.

Dans tous les cas, il est important de se faire plaisir dans son développement physique aux vues de ses objectifs et de ses possibilités temporelles, physiques et motivationnelles.

Commencer par se tester et/ou définir ses objectifs sur cette période

Pour simplifier la compréhension de cet article et la réalisation de votre programme, je vous propose 2 axes de travail principaux : les filières énergétiques et les qualités musculaires :

- les filières énergétiques avec la Puissance Maximale Aérobie (le « cardio »), le lactique et la vitesse. 

- les qualités musculaires avec la force maximale, la puissance, l’endurance de force (tenir sa capacité de force tout le long du combat) et la prise de masse musculaire.

Bien sûr le gainage, la souplesse et la prévention des blessures sont également à travailler, et à tester si vous le désirez, quel que soit l’axe de travail principal choisi.

Si vous avez la possibilité, il est intéressant d’évaluer vos qualités physiques, vous pouvez retrouver quelques tests sur les différentes qualités physiques sur la chaine YouTube « préparation physique judo ». Se tester en début d’été permet de voir ses points forts ainsi que ses points faibles pour définir ses objectifs : renforcer un point fort, développer un point faible ou encore maintenir ses qualités. En fin d’été les tests permettent de voir sa progression physique mais également de voir si le programme a été efficace si vous avez réalisé l’ensemble des séances. Si vous n’avez pas la possibilité, les moyens, le temps ou la motivation pour réaliser les tests, posez-vous la question : « quelle qualité physique dois-je développer pour être plus fort en compétition (ou à l’entrainement) ? ». Enfin, si vous devez changer de catégorie de poids, l’été est sûrement l’une des périodes la plus intéressante pour cela. 




Réaliser votre planification et organiser votre semaine d’entrainement

L’été est là pour se reposer, l’emploi du temps est très différent de la saison. Je propose souvent à mes sportifs de se définir un nombre de séances à réaliser par semaine en fonction de leur possibilité et motivation. Si vous avez fait une pause sportive de quelques semaines (en juin), je vous conseille une à deux semaines de reprise en réalisant de la course à pied en Fartleck (course allure libre en réalisant des exercices de renforcement musculaire légers lors de petites pauses), course allure libre ou encore en fractionner (plusieurs secondes ou minutes de course intensité moyenne libre et plusieurs secondes de récupération en marchant ou trottinant tout doucement). Je vous préconise également lors de votre reprise du renforcement musculaire libre en poids de corps ou charges moyennes sur machine sans vous mettre en difficulté.

Lorsque vous commencerez votre programme, si vous souhaitez développer une qualité physique vous devrez réaliser 2 séances par semaine, pour la maintenir une séance par semaine est suffisante. Je vous propose plusieurs possibilités :

- 3 séances par semaine, 2 sur le développement d’une qualité et 1 sur le maintien d’une autre 

- 4 séances par semaine, 2 sur chaque qualité physique, développement de 2 qualités physiques 

- 2 séances par semaine, 1 sur chaque qualité physique, pour un maintien des qualités durant l’été ou pour les semaines de récupération par exemple

La souplesse via des étirements et le gainage avec des exercices variés sont à travailler 1 à 3 fois par semaine. Ces qualités peuvent être travaillés en fin de séance par exemple ou sur des séances spécifiques. Evitez de trop vous étirer après une séance de renforcement musculaire importante ou de sprints.

Sur votre planification, organisez-vous pour ne pas être tout le temps « à fond » pour éviter les blessures. 3 semaines de travail et une semaine de récupération peuvent être une option intéressante.

Exemple de planification estivale simplifiée pour un judoka souhaitant réaliser un développement de ses qualité musculaires, sa PMA en juillet et sa filière lactique en Août.





Note : si vous souhaitez développer une qualité et en maintenir une autre, réalisez 2 séances sur la qualité à développer et garder 1 séance sur la qualité à maintenir.

Exemple de planification simplifiée hebdomadaire pour le développement de 2 qualités physiques avec des séances fixes :



Exemple de planification simplifiée hebdomadaire pour le développement de 2 qualités physiques avec des séances « amovibles »



La réalisation du programme

Le plus important est la régularité de vos séances. Pour cela vous avez plusieurs possibilités, soit fixer vos séances dates et heures en fonction de votre emploi du temps, soit vous laissez plus de liberté en vous donnant un objectif de séance hebdomadaire à réaliser. Il peut être intéressant d’avoir un carnet d’entrainement pour suivre la régularité de vos séances. Pour réaliser vos séances, je vous conseille de faire des choses simples (mais efficaces), pour vous aider à concevoir vos séances voici quelques grands principes de séances :

La Puissance Maximale Aérobie : travail de course en intermittent en 30-30 (30s d’effort, 30s de repos), 15-15… en courant à votre VMA si vous la connaissez. Cela sur 2 à 3 blocs de 6 à 10 minutes en fonction de votre niveau. Faire des footings permet également de développer votre VMA, mais d’une manière moins efficace et fonctionnelle que l’intermittent. Si vous souhaitez uniquement maintenir vos qualités énergétiques durant l’été, je vous conseille de réaliser ce type de séance.

La filière lactique : travail de course en intermittent en 45-15 (45s d’effort, 15s de repos), travail sur piste en 400m ou 800m. Circuit de 2 à 5 minutes en enchainant des exercices variés (pas chassés, burpees, uchi komi avec élastiques…). La récupération entre chaque tour de circuit doit être importante (au moins le temps du circuit).



La vitesse : travail de sprint de 3 à 5 secondes avec beaucoup de récupération (30s à 1 minute) entre chaque répétition ou travail de coordination rapide sur échelle de rythme sur les mêmes temps de travail. Ce travail est peu fonctionnel, c’est-à-dire que l’impact direct sur le judo sera moindre. Pour développer la vitesse spécifique il faut passer par du travail de vitesse en déplacement judo, en uchi komi, nage komi…



La musculation : pour cette période estivale je recommande de faire des séances de corps entier : chaine de poussée, chaine de tirage, membres inférieurs ainsi que des mouvements complémentaires (avant-bras, épaules, ischio-jambiers…). Le tout dans la même séance. Si vous souhaitez maintenir vos qualités musculaires 1 séance de 3 à 5 série selon votre niveau est suffisant, pour les développer de manière efficace… au minimum 5 à 7 séries selon votre niveau deux fois par semaine sur le même groupe musculaire. Le temps de récupération est en fonction du type de séance.

La force maximale (à éviter avant d’avoir fini sa croissance) : travail avec peu de répétitions (6 au maximum) soit sur des exercices de musculation (développé couché, tirage, traction, squat, soulevé de terre…) soit en poids de corps avec charges additionnelles (pompes, tractions, fentes…). Dans tous les cas faites attention aux positions, à être paré et montez progressivement les charges lors des séances. Le temps de récupération doit être long, au moins 4 minutes.

La puissance charge lourde (à éviter avant d’avoir fini sa croissance) : par exemple travail en contraste de charge avec les charges de la force maximale (en réalisant moins de répétitions), enchainé avec des répétitions dynamiques (charges légères à moyennes sur les machines, pompes claquées, bondissements, tirage avec élastiques…). Temps de récupération entre 2 à 3 minutes.



La puissance poids de corps : lancer de médecine ball, pompes dynamiques, tractions avec ou sans élastiques, fentes en poids de corps, bondissements horizontaux ou verticaux... Sur machine : Squat, soulevé de terre, épaulé-jeté, développé couché, tirage le tout en charge moyennes (50 à 60% du maximum 1RM) et en essayant de créer la plus grande vitesse possible sur chacun des mouvements. Ne pas dépasser 10 répétitions par séries, le temps de récupération peut être plus court, 1m30 à 3 minutes.



L’endurance de force : travail avec beaucoup de répétitions et charges moyennes sous forme de séries ou de circuits avec un faible temps de récupération (moins de 2 minutes) entre les exercices. Cela, sur la durée d’un combat de judo (avec golden score…). En judo je recommande de travailler ce type de qualité sur les membres supérieurs (pompes, tractions, dips en poids de corps, développé couché, tirage, élévation d’épaules en musculation…) et de rester sur du développement de la force ou de la puissance sur les membres inférieurs

L’hypertrophie (à éviter avant d’avoir fini sa croissance) : idéal pour monter de catégorie, travail de 10RM (10 X 75% de 1RM) sur les machines et travail proche de l’endurance de force pour les ateliers en poids de corps.

Le gainage : à réaliser à la fin d’une séance ou lors d’une séance spécifique après un bon échauffement. Variez vos exercices avec des abdominaux en mouvement, du renforcement des lombaires en mouvement et du travail de gainage en position tenue (de face, de coté, de dos). Tout cela, en faisant évoluer la difficulté des positions et des exercices.

Les étirements : 3 X 30 secondes au minimum par groupe musculaire avec 30 secondes de récupération (pour travailler sur un autre étirement), cela pour développer votre souplesse musculaire. Evitez ce type de séance après une grosse séance de musculation, privilégiez 1 X 20 secondes d’étirements légers.

La prévention des blessures : coordination, proprioception, renforcement de certains groupes musculaires (épaules, triceps…). A réaliser lors des temps de récupération, fin de séance ou lors de séances à part.




Maintenir ses qualités lors de la saison sportive

Après ces deux mois d’entrainement, il est important de maintenir les qualités travaillées. Le corps humain est très « ingrat », il lui suffit de quelques semaines d’inactivité complète pour perdre les gains durement gagnés en plusieurs mois. Pour certaines catégories d’âge, des échéances se placent en début de saison sportive 2017-2018, coupe de France ou criterium cadets le 21 octobre, championnat de France 1ère division seniors le 11 novembre… Pour la PMA ou la vitesse spécifique, la seule pratique du judo régulière peut suffire pour maintenir les gains obtenus. Pour la force maximale, l’endurance de force, la filière lactique, il convient de réaliser des rappels réguliers, comme évoqué précédemment. Quelques séries par semaine (3 à 4) suffisent pour maintenir ces gains.

Bon été et bon entrainement à tous ! N’oubliez pas que le moteur de votre performance ou de votre loisir doit être le plaisir du judo et de l’effort !!!

vendredi 2 juin 2017

En immersion dans "Tokyo kimono"


Cet article est rédigé en toute indépendance par Yannis Kotakis - lecteur du blog - du club de Judo Self défense de Marly-Le-Roi. Il bénéficie d'un partenariat entre les éditions Budo et le blog www.cestquoitonkim.com.

Claude Thibault, 2017, Tokyo Kimono, Editions Budo disponible sur www.budo.fr


1957, le Judo a 75 ans. C’était il y a 60 ans.

1957, le Japon règne en maître sur le Judo.

1957, c’est avant que le monde ne vienne le défier aux JO de Tokyo de 1964.

1957, c’est 4 ans avant que le Judo ne bascule dans les années soixante et qu’un hollandais ne gagne les mondiaux de 1961 à Paris puis les Jeux de 1964.

1957 un jeune français arrive au Japon pour améliorer sa technique.

Judoka, lisant un livre de judoka, je m’attendais à le suivre entre entrainements et compétitions, lui qui a été sélectionné dans l’équipe des étrangers à 4 reprises. Mais du judo il n’en sera question que quelques lignes éparses. Loin d’être déçu, je découvre un ethnologue dans l’âme, qui me montre les facettes intimes de Tokyo, hors des clichés touristiques, plus abrupte, mais tellement plus vivante.

D’un style rapide et concis, comme autant de « kuzushi », Claude Thibault nous projette dans le quotidien des japonais. Pendant trois ans, Claude Thibault devient professeur de français particulier et pigiste pour les quotidiens français. Observateur privilégié, il noirci des milliers de pages sur Tokyo et ses habitants. Grands Magasins, jeux, Sumo, étiquette omniprésente et même sexualité, ce livre est une fenêtre ouverte sur la plus connue et la plus inconnue des villes.

A recommander à tous ceux qui veulent découvrir un Tokyo intime.

Yannis Kotakis

dimanche 28 mai 2017

Etre maman de judoka c'est ...




Être maman de judoka c'est ... c'est ... c'est une question à laquelle je ne peux pas répondre. Hop hop hop ne partez pas. Je n'ai pas la réponse mais ... Mélody, Marie, Laetitia et Chrystelle sont quatre mamans au grand cœur qui vont témoigner pour nous donner leurs visions, leurs vécus de maman de judoka. Un petit article clin d’œil pour souhaiter une bonne fête aux mamans présentent à nos côtés ou ailleurs.

Je laisse donc la plume à Mélody, Marie, Laetitia et Chrystelle qui vont nous parler sans filtre de leur rôle de maman. Des récits où s'entremêlent joie, peur, espoirs et valeurs du sport et du judo. Un grand merci à toutes les quatre de partager avec nous ces moments de vie. 


Mélody maman d'une judokate. Mélody tient avec son mari David le site https://dlmpicturesphotographies.com/


Pour moi être maman de judoka, c'est presque un boulot à temps plein quand on a la chance d'avoir un enfant compétiteur et passionné comme c'est mon cas avec Léa.

Être maman de judoka, c'est être toujours présente pour encourager, motiver et mettre en confiance mais c'est aussi consoler et sécher les larmes quand il y a blessure ou que la compétition ne s'est pas bien passée.

Être maman de judoka, c'est vivre plus ou moins les même émotions que son enfant...bien évidemment je ne suis pas présente physiquement sur les tatamis donc la douleur et la fatigue n'est pas la même mais quand Léa stresse, je stresse quand elle souffre je souffre, différemment mais tout aussi fort et quand elle est heureuse, je le suis également avec la fierté en plus...

Être maman de judoka, c'est également être infirmière, pour ça j'ai de la chance car c'est plus le papa qui gère les soins à la maison, nous avons investi dans une véritable table de massage et franchement c'est le top... Mais nous avons nos limites donc les kinés et ostéopathes prennent le relais et depuis décembre elle fait de la cryothérapie très régulièrement. Il faut ajouter à cela les flacons d'huile weleda, le baume du tigre, le strap, l'arnica, ... bref une vrai pharmacie.

Être maman de judoka, c'est aussi voir du pays...et oui avec le judo on voyage. Entre les différentes compétitions, les stages, les entraînements dans différents clubs on ne compte plus les kms et les péages et les nuits à l'hôtel...cela représente en fin de saison un certain budget.

Être maman de judoka, c'est aussi un peu comme tenir un pressing...Lol Et oui entre les kimonos, les t-shirts, les vêtements de sport pour les PPG, on a intérêt d'avoir une bonne machine...et d'avoir un peu de place pour tout étendre...

Être maman de judoka, c'est aussi parfois un sacrifice. Cette année Léa postule pour intégrer un pôle espoir, elle est tellement bosseuse et passionnée que je lui souhaite de réussir, mais je sais que si c'est le cas, cela va être très difficile de la laisser partir. Quand tu as un enfant unique et qu'à 13 ans 1/2 elle risque de ne rentrer que le week-end, c'est assez compliqué à gérer émotionnellement. Mais quand on a un enfant, on souhaite avant tout qu'il s'épanouisse et qu'il vive ses rêves...

Mais être maman de judoka, c'est avant tout beaucoup de bonheur, surtout quand toute la famille partage la même passion. Le judo nous a fait vivre de merveilleux moments et nous a permis de rencontrer tellement de gens dont certains sont devenus de vrais amis, le judo c'est un peu notre 2ème famille et ça nous rend très heureux.



Marie maman de deux judokas ! Tomas 15 ans ceinture noire et Célia 11 ans ceinture orange-verte. club AMPM67. Le judo est une famille!
Être maman de judokas pour moi c'est être leur première supportrice dès leur plus jeune âge, d'un petit tournoi de club au championnat nationaux avec la même boule au ventre et vibrations, émotions intenses... Se lever tôt les samedis, dimanches faire de multiples déplacements (loin quelques fois) pour les voir en judogi combattre, vivre leur passion. Avoir une épaule de maman et un discours d'encouragement dans les victoires comme dans les défaites...les booster, les aider à avancer en restant à sa place de parent. Être avant tout une "maman" qui est fière de ses enfants quoi qu'ils décident ou qu'ils fassent!



Lætitia maman de 7 judokas !

Venue tardivement au judo pour apprendre un sport de défense, j'y ai rencontré le père de nos 7 merveilleux enfants. Être une maman de judokas, c'est les élever dans les valeurs et l'esprit véhiculés par ce magnifique sport. L'honneur, la force, le courage, le respect, l'entraide, des mots et des actes puissants mais indispensables dans la vie et dans une très grande fratrie. La maman, eh bien elle observe, elle vibre, parfois elle s'offre de grands moments de stress, elle console, elle félicite, toujours du bord du tatami à la fois présente tout en laissant ses trésors prendre leur envol. C'est un sport de combat le judo, et lorsque nos compétiteurs en herbe deviennent cadets, puis juniors, on mesure vraiment la puissance de ce sport. Le judo, à mes yeux, les aide à devenir des adultes, et on ne peut qu'admirer...


Christelle Herzog (Mamancâline) 47 ans ceinture orange (en pause judo) maman de 1 ceinture verte (12 ans), 1 orange (10 ans) et 1 blanche-jaune (7 ans), épouse d’une ceinture noire. Christelle tient le blog http://www.cestmamanquilafait.com

Être maman de judokas dans mon cas c’est aussi être femme d’un judoka. Le judo dans notre famille c’est une histoire qui dure. D’ailleurs mon époux et moi nous sommes rencontrés sur un tatami, et il m’a cassé un bout de dent durant un randori… Cela nous a porté chance eh eh…

Les enfants baignent dans le judo depuis touts petits. Depuis le temps passé dans un siège coque posé à côté du tatami pendant que papa et maman s’entrainaient jusqu’à ce qu’ils enfilent leurs premiers kimonos. La plus grande a demandé très tôt à faire du judo mais s’en est tout de suite désintéressée. Nous n’avons donc pas insisté, mais elle à demander à en refaire quelques années plus tard et depuis on ne l’arrête plus. Elle a entrainé sa petite sœur et son petit frère à la suite et c’est bien pratique pour gérer les entrainements, les compétitions et même se passer les kimonos.

Mes trois petits (2 filles et un garçon) et mon grand judoka s’entrainent dans le Judo Club de Saint léger sur Dheune en Bourgogne. Une bonne ambiance, une bonne organisation et un esprit de convivialité règne sur le club, les enfants sont impatients d’aller s’entrainer et râlent si ils doivent rater un entrainement…C’est bon signe.

Être mamans de 3 judokas c’est l’assurance que mes enfants s’épanouissent dans un sport qui met en avant des principes qu’ils pourront appliquer au quotidien : La Politesse Le Respect le Courage La sincérité L'honneur La modestie L'amitié Le contrôle de soi.

Le judo leur permet de s’épanouir individuellement, apprendre à se canaliser, se concentrer, respecter les règles, faire du sport, prendre confiance en soi… Et en groupe, l’esprit d’équipe (compétition en équipe) les entrainements pour s’entre aider et progresser, la camaraderie…

C’est agréable de les voir heureux de se rendre à l’entrainement, la fraternité y est pour beaucoup. Retrouver ses compagnons de judo, passer les ceintures ensembles, se raconter sa dernière compétition ou stage…

Aujourd’hui par exemple les filles et mon époux était en stage en famille avec Benjamin Darbelet et Cyril Maret organisé par un club ami (Judo Club de Gueugnon) du coup à leurs retour il y a eu le visionnage en famille des photos et le récit de la matinée dans les moindres détails. On a aussi admirés les autographes au marker au dos des kimonos tout neufs (je suis mitigées la dessus hihi), le récit des techniques, les selfies avec les stars du tatami et tutti quanti. , Le judo ne s’arrête pas une fois passé la porte du club pour rentrer à la maison, il continue en compétition, en stage, en séjour sportif…

Bref pour moi maman de judoka c’est tout bénéfice. Avec le judo on a un moyen ludique pour les enfants de faire du sport, de se faire des amis qui ont une passion commune, de développer l’esprit d’équipe et le gout de l’effort individuel, d’apprendre à se dépasser aussi. Rien de plus satisfaisant que de les entendre dire « Tu as vu j’ai réussi » avec des étoiles dans les yeux…

Pour la maman le plus souvent il faut jongler les entrainements, les compétitions, et le lavage et séchage des kimonos. Sans compter le détachage car toutes les mamans de judoka le savent, il y a TOUJOURS des crêpes au Nutella lors d’une compétition de judo ^^.

J’ai la chance que mon judoka de mari gère les compétitions et les entrainements puisque les horaires de notre nouveau club sont parfaitement adaptés à ses horaires. Mais plusieurs années durant j’ai passé mes mercredis matins à jongler le judo et les activités, puis se fut les après-midis à enchainer les entrainements des 3 enfants sur l’après midi entière. Bref de nos jours s’est plus simple, tous les entrainements sont en soirée avec des créneaux horaires adaptés et du coup la course pour moi c’est fini (soulagement).

Pour la maman que je suis le plus stressant c’est lorsque j’assiste aux compétitions. On craint toujours une blessure parce que c’est bien connu que les mamans s’inquiètent vite lorsque les enfants sont sur le tatami en situation de compétition. On a beau avoir le sac à mains rempli de gel à l’arnica et de patchs refroidissants on n’en reste pas moins avec une petite boule dans le ventre. Bien sûr on voudrait les voir tout gagner, mais c’est bien là l’un des avantages du judo, même en perdant les enfants apprennent quelque chose et progressent. Une défaite est toujours suivie de conseils et d’encouragements (Tout comme une victoire par ailleurs). Le judoka en herbe se repose sur son professeur pour le guider, le conseiller, et le rassurer, et souvent, ses parents aussi.

Je ne peux que conseiller le judo comme sport pour les enfants, la maman que je suis à vue sa tribu progresser et en tirer divers bénéfices. Outre le côté sportif et physique : Vaincre sa timidité et gagner en confiance en soi, se canaliser, apprendre la patience et le gout de l’effort à long terme… Et en plus toutes maman de judoka à un avantage terrible sur les autres mamans… On peut faire manger absolument n’importe quel légume à un petit judoka en lui disant que… Teddy Riner en mange pour être fort… Oui oui, ça marche !

jeudi 18 mai 2017

Concours 3 ans du blog




Pour les 3 ans du blog - le 22 mai 2017 exactement - , je suis très heureux de vous annoncer un évènement énorme ! Un concours hors norme qui va démarrer le 20 mai 2017 en partenariat avec les sites www.fightingfilms.fr et www.tatamibag.com. C'est du très très lourd je vous le dis. Ça vaut vraiment le coup de lire tout l'article jusqu'au bout pour savoir comment participer.

Trois lots sont en jeu : un kim (judogi) superstar original de la marque Figthing Films, un sac judo personnalisable Tatamibag et un mug judo personnalisable Tatamibag.

Oui vous avez bien lu ! Un judogi Fighting Films ou un sac Tatamibag ou un mug Tatamibag seront à gagner. Le mieux c'est encore de vous montrer des photos avant de vous dire comment participer (cliquer sur les images pour plus d'information sur les produits).

https://www.fightingfilms.fr/produit/judogi-kimono-judo-superstar-fighting-films/
https://www.tatamibag.com/fr/235559/sac-tatamibag.htm

https://www.tatamibag.com/fr/276487/mug-tatamibag-personnalisable.htm


Précision concernant le kim (judogi) avant de vous donner les modalités pour participer. J'ai donné mon avis il y a plusieurs mois sur la version bleu du superstar original dans mon article "Le Superstar de Fighting Films, le blog donne son avis sur ce kimono de judo !" Franchement, le ou la gagnant(e) aura eu beaucoup de chance !



Qui peut participer ? Les personnes âgées de 18 ans minimum habitant en France Métropolitaine, Belgique ou Suisse et abonnés aux pages Facebook cestquoitonkim, Fighting Films France et Tatamibag. Pour être considéré comme abonné il faut avoir cliqué sur "J'aime" sur chacune des trois pages (voir photo plus bas). Les participants sont aussi invités à renseigner un formulaire en ligne qui permettra de contacter les gagnants à l'aide des informations renseignés : https://goo.gl/forms/lv65QJWmtAV86lAI3 . Ce formulaire permettra aussi à Fighting Films France, Tatamibag ou Cestquoitonkim de vous contacter ultérieurement pour vous faire part de leurs offres.



Quand démarre le concours ? Un post (cliquer ici)  annoncera l'ouverture du concours sur la page Facebook cestquoitonkim. Le concours sera ouvert du 20 mai 2017 au 10 juin inclus.

Comment tenter sa chance pour gagner le judogi superstar original Fighting Films ? C'est simple, il faut créer un commentaire à la suite du post annonçant l'ouverture du concours sur la page Cestquoitonkim en taguant au minimum 2 amis et en indiquant son pays d'habitation. Un tirage au sort permettra de choisir le ou la gagnant(e) parmi ceux qui ont postés un commentaire. Ce tirage au sort permettra de gagner le judogi superstar original de Fighting Films. Un seul commentaire par personne sera pris en compte. N'oubliez pas de renseigner le formulaire en ligne : https://goo.gl/forms/lv65QJWmtAV86lAI3 pour que je puisse vous contacter si vous avez gagné et pour les opérations ultérieures. 

Comment tenter sa chance pour gagner le sac ou le mug Tatamibag ? Là aussi c'est simple, il faut être tagués dans un commentaire par un ou plusieurs de ses amis. Un tirage au sort sera effectué parmi l'ensemble des personnes tagués à la suite du poste annonçant le concours. Le premier tirer au sort gagnera le sac personnalisable Tatamibag et le second le mug personnalisable Tatamibag. N'oubliez pas de renseigner le formulaire en ligne
https://goo.gl/forms/lv65QJWmtAV86lAI3 c'est grâce à celui-ci que le tirage au sort pourra être effectué.

Comment savoir si j'ai gagné ? Grâce au formulaire en ligne, je vous contacterai par mail pour vérifier avec vous que toutes les conditions requises sont respectées pour emporter le gain. Suite à l'envoi du mail vous aurez 15 jours maximum pour me répondre sans quoi un nouveau tirage au sort aura lieu. Je transmettrai ensuite vos coordonnées à Fighting Films France et Tatamibag pour que vous puissiez recevoir vos gains. Les gagnant(e)s seront indiqué(e)s à la suite de cet article et pourront faire l'objet d'une communication sur facebook.

Ce concours est organisé par Fighting Films France, Tatamibag et Cestquoitonkim. Il n'est pas géré ou sponsorisé par Facebook. 



vendredi 5 mai 2017

Qui sont les vestes rouges du Paris Grand Slam ?




Je suis toujours autant impressionné par ces femmes et ces hommes de l'ombre qui animent le judo avec discrétion et passion. En 2015, j'ai eu l'occasion, grâce au blog, de découvrir le travail altruiste des bénévolontaires lors de mon 1er Paris Grand Slam. J'ai d'ailleurs mis en ligne un article que je vous invite à lire et qui s'intitule "les bénévolontaires judo sont formidables ! ". Et c'est peu de le dire.

En 2017, j'ai le plaisir de vous faire découvrir les "vestes rouges" du Paris Grand Slam 2017. Des femmes et des hommes qui donnent de leurs temps week-end après week-end pour vivre leur passion du judo. Des femmes et des hommes dont la présences est nécessaire a la tenue des compétitions grandes ou petites. Des femmes et des hommes devenu commissaire sportif au service du judo. Un rôle haut en couleur marqué par la fameuse veste emblématique : la veste rouge.

Je vais laissé la parole (ou la plume) à Maxime, Marie-Claire et Laurent que je tiens à remercier d'avoir accepté de témoigner pour le blog. Je tiens aussi à remercier tous les commissaires sportifs que j'ai rencontré lors de ce dernier Paris Grand Slam et qui s'ils ne sont pas nommés dans cet article préférant l'anonymat m'ont appris bien des choses.

Je sais désormais qu'au Paris Grand Slam, les commissaires sportifs sont au nombre de quatre par table et tournent toutes les 30 minutes. Ils marquent les points attribués par les arbitres, gèrent le chronomètre ainsi que la vidéo en appui de l'arbitrage. Particularité de ce tournoi international, les annonces ne sont pas réalisées par les commissaires sportifs. Hors du tatamis, ils sont présent pour le contrôle de la pesée la veille du tournoi et viennent en appui des arbitres en chambre d'appel pour vérifier la conformité des Judogi. Un judogi non conforme et le judoka devra se présenter avec un kimono de judo aux normes et combattre sans son coach.

Les commissaires sportifs ont la pression. Pour autant, ils travaillent avec le sourire. Ils sont heureux d'être présent à ce tournoi. C'est d'ailleurs un honneur que d'être nommé par sa région pour tenir la fonction de commissaire sportif au Paris Grand Slam. Les frais (hébergement, nourriture ...) seront pris en charge. Toutefois, contrairement à leur vacation en région, ils ne seront pas rémunéré. Ils ne toucheront pas la trentaine d'euros par jour habituellement versés. Ici au Paris Grand Slam leur activité est totalement bénévole au même titre que les bénévolontaires. Ces femmes et ces hommes dont le rôle de commissaire sportif n'est pas un métier sont au service du judo. 

Je vous laisse découvrir les témoignages de Maxime, Marie-Claire et Laurent.


Maxime - Animateur sportif - Ceinture noire 2ème dan - Club Team Judo Jujitsu

Je m'appelle Maxime Roul, je viens des Bouches du Rhône et j'ai 23 ans. Je suis ceinture noire 2ème Dan et j'ai commencé à passer mon certificat de qualification professionnelle (CQP) pour devenir professeur.

Je fais du judo depuis que j'ai 6 ans et c'est une passion pour moi. Lors de l'olympiade précédente, j'étais un des élus de mon département. Ma mission était de m'occuper des commissaires sportifs. Je suis toujours le responsable de mon département bien que n'étant plus un élu. Cela ne m’empêche pas de travailler en lien étroit avec mon comité.

Je suis devenu commissaire sportif en minime. En effet, j'avais un collègue qui était déjà commissaire sportif et cela m'a donné envie d'essayer. J'ai donc commencé en tant que commissaire sportif judo avec lui. Il y a quelques années, lorsque ma ligue a organisé l'Open de Jujitsu avec mon département, j'ai pris goût à ce sport et je me suis également lancé pour être commissaire sportif en jujitsu.

Mon responsable de ligue m'a proposé et j'ai été retenu par la fédération pour officier au tournoi de Paris. Je suis commissaire national depuis quelques années. J'ai eu la chance de participer à deux championnat de France individuel 1ère division, 2 championnats de France par équipe 1ère division, et des compétitions nationales (coupe de France minime individuel ...). En jujitsu, j'ai fait 2 tournoi de Paris et une fois les championnat du monde. Ces expériences ont certainement compté pour que je puisse avoir la chance de participer au tournoi de Paris aussi en judo.

Le fait d'être commissaire sportif m'a apporté beaucoup de choses. Tout d'abord, je n'ai jamais été un très grand compétiteur (mon plus haut niveau a été de participer à un championnat de France universitaire 2ème division, où j'ai très vite perdu). Cela m'a permis de continuer à aller au compétition et de m'épanouir dans le judo. J'ai pu rencontrer de belles personne dont un très grand ami que je considère beaucoup.

Dans mon département, le fait de gérer les commissaires sportifs m'a permis de prendre du recul sur ce que je faisais et de prendre confiance en moi. Quand on a un groupe à gérer, on ne doit pas avoir des doutes ou ne pas connaître son rôle. Je prends énormément de plaisir à tenir les tables lorsque qu'il y a une bonne ambiance et surtout de beaux combats!

Je pense que cette fonction permet de ne pas quitter le judo et de rencontrer des amis. En effet, pour qu'une compétition puisse avoir lieu, il faut des compétiteurs mais il faut aussi des commissaires sportifs et des arbitres. Nous devons tous travailler ensemble pour faire une belle compétition. Je recommande donc à tous les jeunes et moins jeunes qui voudraient voir l'envers du décors d'une compétition de devenir commissaire sportifs!!


Marie-Claire - Consultante Informatique - Ceinture marron / Prépare son 1er dan en technique - Judo Club Rubelles

Je m'appelle Marie-Claire Delsalle, j'ai 59 ans et je suis commissaire sportif national. Je suis responsable des commissaires sportif de Seine et Marne. Je suis licenciée au judo club de Rubelles en Seine et Marne.

J'ai commencé le judo à l'âge de 38 ans. J'ai d'abord accompagné mon fils au club puis je me suis mise au judo aussi en même temps que mon mari. A cette époque je n'ai fait que 4 ans de judo et je me suis arrêtée. J'y suis revenue il y a un huit ans pour pouvoir être commissaire sportif.

Je suis allée à une compétition pour accompagner mon mari qui était commissaire sportif depuis une quinzaine d'années juste pour voir comment ça se passait. Je me suis installée à une table et depuis j'y suis restée. Je suis derrière les tapis environ 1 week end sur 3.

Ce n'est pas difficile d'être commissaire sportif. Il faut connaitre les règles d'arbitrage correctement, savoir tenir les feuilles de marquage tableaux ou poules, utiliser l'ordinateur avec le logiciel fédéral.

Il faut surtout être très attentif à tout ce qui se passe sur le tapis, je dis souvent aux jeunes : attention une seconde plus tard ça peut être une seconde trop tard. Quand il s'agit de démarrer le chrono de l'immobilisation, une seconde peut faire basculer de Wazari à Ippon. Il faut être très rigoureux.

Le Paris Grand Slam c'est d'abord un honneur d'y être convoquée mais c'est aussi la reconnaissance du travail fourni et du temps consacré au judo aussi bien au niveau comité, que ligue ou national. C'est une très belle expérience.

Ce que j'aime le plus c'est partager mon expérience avec les jeunes stagiaires commissaires sportifs. Je suis satisfaite quand à la fin d'un stage de formation quelqu'un arrive à faire les repêchages d'un tableau sans erreur.

Etre commissaire sportif c'est tout simplement une façon différente de pratiquer le judo. Pour la petite histoire hier j'ai fait un tournoi de club avec des poussins et des pré-poussins. Je me suis "éclatée". J'aime autant les "grandes " compétitions que les "petites".


Laurent - Chef d'équipe fabrication - Ceinture noire - Union Judo Littoral Vendée

Je m'appelle Laurent. Je suis commissaire sportif national et arbitre régional. Formateur départemental , j'officie depuis prés de 28 ans. Je viens de l'UJLV (Union Judo Littoral Vendée) regroupement de 4 clubs : Vairé, le Château d'Olonne, les Sables d'Olonne et l'Ile d'Olonne

Au départ, j'ai commencé à accompagner ceux de mon club en compétition, et je me suis mis a aidé de plus en plus. Ca m'a plu. J'ai donc commencé le parcours de commissaire sportif et ensuite celui d'arbitre. J'ai monté les échelons petit a petit a force de travail et d'investissement.

Comment je suis devenu commissaire sportif au Paris Grand Slam ? J'ai été proposé par mon formateur régional, Philippe JOUSSE. Ca a été accepté au niveau de la Commission Nationale d'Arbitrage (CNA). Je vais aussi faire le Grand Slam de jujitsu fin avril (pour la 3eme année consécutive).

Commissaire sportif est-ce un travail difficile et quelle satisfaction j'en retire ? En étant responsable des commissaires de Vendée, la pression est assez importante pour s'assurer du bon déroulement des compétitions. Côté satisfaction, voir des jeunes commissaires évoluer , c'est vraiment gratifiant. De plus, pouvoir officier sur des compétitions de haut niveau permet de voir du beau judo. Il est vrai que cela prend un peu de temps. On a, tout d'abord, une dizaine de date en département puis 6 en régions et il faut ajouter à cela les dates nationales. Cela prend donc quelques weekend. C'est une passion avant tout.